COR — 325 — COR pliquc particulièrement à la fabrication des armes, dont il existe une belle manufacture royale à Souillac ; ensuite à celle de la clouterie, de la verrerie, aux filât., aux fabriques d’étoffes de laine, soie, et mousselines, aux forges, affineries, papeteries, blanchisseries de cire, tuileries, briqueteries, teintureries, et confection d'huile de noix. Il est dommage que parmi les nombreuses riv. de ce dép., il n'y en ait point de navigable, ce qui nuitconsidérablement au commerce. Ses priueip. objets sous ce rapport sont : les bœufs engraissés l’hiver pour la capitale, les porcs que les villes maritimes du midi de la Fr. emploient pour leurs salaisons, l’huile de noix et les divers produits du dép. ; 3 arr. forment la divis. de ce dép. Ussel. ...........57,278 h. Tulle.......: • . . . 126,532 Brive-la-Gaillarde. 111,024 Pop. totale.........294,834 CORRÈZE, v. de Fr., dép. de la Corrèze ; arr., 3 I. N.-E. et poste de Tulle, chef-1. de cant. ; grand commerce de blé, 8 foires annuelles. 1,628 h. CORRIENTES, v. du gouv. de la prov. et de l’intend. de Buénos-Ayres, rive gauche du Parana. 4,5oo h. La prov. en comprend 24,000 h. — Autre, riv., même pays, même intend. ; sa source au lac Iberia ; son embouch. dans le Parana, après 5o 1. de cours. — Autre, cap, même pays, même iutend. — Autre, cap de l’île de Cuba, côte mérid. — Autre, cap du Mexique, côte occid., intend. de Guadalaxara. — Autre, cap de la Nouvelle-Grenade, côte du grand Océan. CORROFIN , v. d’Irlande, prov. de Munster, comté de Clare. CORROKDÉH, v. et forteresse de l’Hindoustan anglais, présid. de Bengale, 36 1. S.-S.-E. de Patna. CORRONSAC, vg. de Fr., dép. de la H.-Garonne; arr., 6 1. O. et poste de Villefranche-de-Lauragais, cant. de Montgiscard. 3 40 h. CORROPOLI, bourg du roy. de Naples, prov. de l’A-bruzze ultér. ire, 5 1. N.-N.-E. de Téramo. 2,000 h. CORROY, vg. de Fr., dép. de la Marne; an1., 9 1. S. d’Epernay, cant. et poste de F’ère-Champenoise. 270 h. CORSAINT, Vg. de Fr., dép. de la Côte-d'Or; arr., cant., 4 1. O. et poste de Semur. 790 h. CORSAVY, vg. deFr., dép. des Pyrénées orient.; arr., 61. O. de Céret, caut. et poste d’Arles-sur-Tcch. 610 h. CORSCIA, vg. de Fr., dép. de la Corse; arr., 7 1. O. de Corté, poste de Bastia. 640 h. CORSE, grande île de Fr. de la Méditerranée, située entre 4t° 17* et 43° de lat. N., et entre 6° 12' et 70 12' de long. E., à 70 1. S.-E. des côtes de Fr.; elle est séparée de la Sar-daigne, au Midi par le détroit de Bonifacio; sa longueur du N. au S. est de 35 1., et sa largeur de l’E. à l’O. de 18 1.; sa superficie de 495 1. c. Les deux côtes orient, et occid. offrent des différences remarquables ; la 1cc est basse, sablonneuse et peu découpée, tandis que la 2e l’est excessivement et présente une foule daccidens, tels que des caps nombreux dont le plus considérable et le plus avancé dans la Méditerranée est le cap Corse au N.; des golfes importans par les rades qu’ils offrent, tels que ceux de S.-Floreut, d’Aliso, de Calvi, de Porto, de Sagone, d’Ajaccio, de Yalnico itf de Vintilegne sur la côle occid., et de Santa-Manza et de Porto-Vecchio sur la côte orient.; on trouve autour du cap Corse les îles de Finochia-rola, de Giraglia et de Capuse sur la côte occid., l’île de Cargalo, les îles Sanguinaires et les îles Monachi ou Fourni au S.; les îles Cavallo, Lavessi, Perduta et Porraja, et sur la côte E. l’île du Taureau, les îles Cerviale et Pinarello. La Corse est traversée par une grande chaîne de montagnes dont les ramifications nombreuses se dirigent en tous sens. Des deux versans que cette grande chaîne présente, descendent du côté de l’E., les riv. de Gblo et de Tavignano, et du côté de l’O. celles de l’Orlolo, du Valiuco, du Taravo, du Gravone, du Liamone, du Fangi ou Fango, de l’Otta, et beaucoup d’autres de moindre imporlauce. Le climat est généralement malsain; les chaleurs sont tempérées par les brises de mer, elles hivers très-froids. Le sol, favorable à toutes les cultures, est d’une excessive fertilité, exigeant peu d’engrais, ce qui convient fort au Corse naturellement paresseux, et si insouciant sur les avantages immenses qu’il pourrait retirer d’un pareil sol, qu’il ne s'occupe pas même de ses récoltes, et que, ce sont les Lucquois qui, chaque année, au nombre de 7 à 8,000, viennent ensemencer les terres et faire les moissons. Outre lei graius de diverses espèces, les oliviers, les mûriers, les oran gers, les citronniers, presque toutes les plantes intertropicalcs poussent, pour ainsi dire, seules; et malgré la mauvaise culture des vignes et la mauvaise méthode employée pour faire le vin, il n'en est pas moins excellent. Les montagnes sont couvertes de magnifiques forêts ; au pied de ces forêts s'étendent d’abondaus pâturages où vivent de nombreux troupeaux de chèvres et de moutons qui sont une des richesses du pays. Le gibier abonde; le merle, qui se nourrit, de myrte est extrêmement recherché. La pêche est immense dans les lacs, les riv. et sur les côtes; on prépare et on expédie pour l’Italie le thon, les sardines et les huîtres ; on trouve aussi le corail sur les côtes de Corse. Il existe une mine d’argent à San-Florenzo, des mines de sel à Farinola, mais dont l’exploitation est négligée ; ailleurs des mines de cuivre, de plomb, de cobalt, de salpêtre et d’alun ; du granit, du porphyre, des marbres statuaires, du jaspe, de l'albâtre, des agates, serpentines , émeraudes, et autres pierres fines de diverses espèces. Malheureusement l’industrie, qui pourrait tirer un si grand parti de tant d’élémens précieux, se ressent de la paresse des habitans, et elle se borne à la fabrication assez médiocre d’étoffes de laine, de toiles , d’huiles d’olive, de savon ; à quelques forges, quelques verreries, et mieux à la confection des fromages de lait de chèvre et de brebis dont il se fait un débit assez considérable. Les bois de construction et de chauffage, les vins, les huiles, les fruits, les fruits confits, les raisins secs, la soie, les cuirs et le poisson sont les principaux objets du commerce d’exportation. Le Corse, bilieux, nerveux et mélancolique, est courageux, ardent, doué de passions fortes, intelligent, éloquent, amant de l’indépendance, mais jaloux, paresseux et peu sociable. Le dép. de la Corse est di- visé en 5 arr. Ajaccio. k. . ........ . 45,235 h. Bastia.............57,549 Calvi............20,441 Corte........ . . . , 47,838 Sartène............24,244 • VVw —— ■ . Pop. totale. . . . 195,407 66 cant. 3gg comm. Ajaccio est le chef-1.— Autre, cap silué sur la pointe sept, de l’ile de Corse; on y trouve des marbres panachés et jaspés de la plus grande beauté. — Autre, ou Cape-Coast-Castle, v. et fort de la Guinée supér. COHSEPT, vg. de Fr., dép. de la Loire-Inf.; arr., cant , i|2 I. O. et poste de Paimbœuf. 1,060 h. COltSEUL, vg. de Fr., dép. des Côtes-du-Nord ; arr., 2 1. O. de Dinan, cant. et poste de Plancoët. 3,4oo h. COKSIIAM, bourg d'Angleterre, comté de Wilts; 2 foires annuelles, marché hehdomad. 2,730 h. CORSOR, v. et port du Danemark, île de Seeland. i,3oo h. CORSY, v. de l'Hiudoustan anglais, présid. de Bombay, 16 1. O. de Beydjapour. COKTADJERRY, v. de l’HindousIan, Etats du Radjah de Maïssour, 3o I. N.-N.-E. de Seringapatam. COKTA1LLOD, vg. de Suisse, caut., 2 I. S.-O. de Neuf-chàlel ; fabr. de toiles peintes ; vignobles. 1,070 h. CORTAMItERT, vg. de Fr., dép. de Saône-et-Loire; arr., 6 I. N. de Mâcon, cant. et poste de Cluny. 460 h. CORTASE, bourg du roy. de Naples, prov. de la Calabrc ultér. 2e, 3 1. S.-E. de Nicastro, 2,697 h. CORTÉ, v. de l’île de Corse, chef-1. d'arr. et de cant., 12 I S.-S.-O. de Bastia; trib. de ir* inst.; citadelle bâtie sur 1. rocher. Son isolement au milieu des montagnes et son éloi gnemeut des côtes nuisent grandement à son commerce, qui se borne à ses produits agricoles dont le blé et le vin sont les choses les plus considérables. 2,282 h. L’arr. comprend i5 cant. CORTEMARCQ , bourg de la Belgique, Flandre ocrid., arr., 5 1. S.-S.-O. de Bruges ; ou y fait des tissus de laine. 3,i88 b.