CHI — 292 — CHI vertes, pour la plupart, d’immenses forêts abondantes en bois de construction ; climat froid et humide, tempêtes et ouragans fréquens ; récolles de grains, lin, pommes de terre , etc.; chevaux, bœufs, porcs, moutons, daims, loutres et renards noirs. Les habiians, naturellement industrieux, fabriquent des tissus de laine et de lin, construisent des pirogues, s’occupent de la pèche, et font avec la farine du léhé, plante marine, de3 pelit9 pains très-recherchés même àJLima. 25,ooo h. Castro est le chef-]. CIIILPANZINGO, v. du Mexique, inteud., 45 1. S. de Mexico ; territoire fertile en blé et en fruits. CKIILQtJES et MASQUES , prov. du Pérou , intend. de Cuzco ; arrosée par l’Apurimac et plusieurs lacs; climat excessivement chaud dans les vallées et les plaines, et très-froid sur les montagnes ; sol qui produit beaucoup de grains ; bœufs et gibier nombreux. Les tremblemens de terre y sont fréquens. 16,ooo h. Chef-1. Paruro. CIIILTEPEC , riv. du Mexique, inteud. de la Vera-Cruz, prov. de Tabasco; elle a son embouchure dans le golfe du Mexique. Près de cette rivière est un établissement de même nom. CIIIMALTENANGO, v. du'Guatimala, chef-1. de la prov. de même nom, 12 1. N. de Guatimala ; ses bornes sont : au N. la prov. de Solola ; à l’E. celle de Chiquimula ; au S. celle de Sacatepec; et à l’O. celles de Quezaltenango et d’Es-cuiutla. Les monts volcaniques Guatimaliens la traversent, et sa principale riv. est le Rio de Sacatepec. Climat froid; sol fertile en blé, maïs, fruits et bois. 61,700 h. CH1MAY, v. de Belgique, prov. du Hainaut ; arr., 10 1. S. de Cliarleroi, chef-l. de caut.; elle a un collège et des fabr. de dentelles ; carrières de marbre dont on fait le commerce; forges et fer estimé. 2,200 h. ClIIftlBO, v. de la Nouv.-Grenade , 38 1. S.-S.-O. de Quito ; la principale occupalion de ses habitans est de transporter les marchandises de Riobamba et de Tacunga à Baba-jboyo. CBIIMUOKAZO (mont), point culminant de la chaîne des Andes, dans la Nouv.-Grenade; son sommet toujours couvert de neige est de 6,53o mètres au-dessus de la mer ; ses ver-sans sont couverts de riches pâturages, et plusieurs de ses rochers sont de porphyre. CHIMEPANIPESTICK, riv. du Bas-Canada, distr. du Québec; elle a son embouch. dans le fleuve S.-Laurent, après 45 I. du N. au S. CIIIMEHA, bourg de la Turquie d’Europe, Albanie, sand-jak de Dckino, 11 I. S.-E. d’Avlone. 1,900 h. CHIMÈRE (monts delà), montagnes de la Turquie d’Europe, Albanie ; leur chaîne s’étend depuis la limite du sandjak de Delvino jusqu’au golfe de Valone. ClUNCHA YCOCHA, lac du Pérou, inteud. de Tarma; la riv. de Jauja y prend sa source. CHINCHILLA, v. d’Espagne, chef-1. de la prov. de même nom, 27 1. N. de Mureie, et 5i l. S.-E. de Madrid; fabr. de creusets et filât. de soie. 4,700 h.. La prov. de Chinchilla, dont elle est le chef-1., formée par diverses parties du roy. de Murcie, de la prov.' de la Manche et de celle de Cuença, est couverte par les sierras Morena, d’Alcaraz, la Sagra, del Carache, de Bujarron et de Ayora; la Segura , leMundo, le Guadalirr.ar, la Guadamena, le Gabriel et le Jucar, sont •es riv. les plus remarquables. CIIINCIIIPE, riv. de la Nouvelle-Grenade, roy.de Quito, prov. de Jaen; sa source dans la chaîne des Andes; elle se joint à la Tunguragua, après 35 I. de cours. C1IIXC1IOX, v. d’Espagne, prov., 3 1. S.-S.-E. de Madrid, roy. de Ségovie; société économique, eaux minérales ; ¡fabr. de savon. 3,700 h. CHINE (empire chinois), grand État de l’Asie, qui s’étend entre les 69° et 1410 de long. E.,et entre les 180 et 5i° de lat. N., bornée au N. par le Turkestan, la Russie d’Asie ou Sibérie et la mer d’Okhotsk; à l’E. par la mer d’Okhotsk, la mer du Japon, la mer de la Chine; au S. par le roy. d’An-uam, celui de Siam, l’empire Birman et l’Hindoustan ; à l’O. par le pays des Seykhs et la Tatarie indépendante. Cet empire est limité auN. par une longue suite circulaire de chaîucs de montagnes, qui l'entoure du N. au S.-O, Ce soul les moûts Khingkau-Alin qui commencent au cap Romberg, sur la mer d’Okhotsk, ceux de Slanovoi, d’Iablonnoi ,de Khon^uy, de Tangnou, le petit Altaï, l’Altaï, le Moussour et l’Hindou-Khouch qui se joint au S. aux monts Himalaya et au Kau-ti-sse, nœud principal de cette chaîne, d’où se détachent deux branches principales : le Pe-Ling et le Nan-Ling. La première court de l’O. à l*E. dans le centre de la Chine ; l’autre s’étend dans la même direction, mais plus au S. Parmi les fleuves de l’empire chinois, on distingue le Ta-Kiang ou Yauy-tseu-Kiang et le Houang-Ho (fleuve Jaune), qui prennent leurs sources dans les monts Kan-ti-sse, et se perdent dans la mer Jaune ; le Yaloung et le Kin-cha-Kiang qui se réunissent pour former le Ta-Kiang ; le Jakhalian*Oula ou Amour, le plus considérable du pays des Maudchoux, et qui a pour affluent le Sounggari et l’Oussouri. Les deux lacs les plus considérables sont : le Tchoung-Thing et le Pliou-Yang dans la Chine propre. Les lacs sont nombreux sur le plateau central ; on distínguele Balkachi, qui reçoit l’Ili, Plke-aral-Noor, où se rend le Dzabkan, l’Oubsa,où se jette leTès, le Temourtou d’où se rend le Dzabkan; l’Oubsa où se jette le Tis; le Temourtou d’où s’échappe le Tchoui, le lac de Palle dans le Tibet, et celui de Khoukhou-Noor dans la Mongolie. Parmi les îles principales, nous citerons : l’ile de Haïnan, celle de Thaï-Ouan, nommée Formose, et celle de Sakhalian ou Tarakaï, à l’embouchure de l’Amour; on trouve sur les côtes : les caps de Chau-Toung , de Charlotte, l’Épée du prince régent, le cap Elisabeth et celui de Patience. Le climat de la Chine, qui réunit à la fois les deux extrêmes et toutes les gradations de la chaleur et de la froidure, est beau; l’air est pur et salutaire; et généralement on y vit très-vieux, ce qui est dû aussi à l’importance que l’on met à tous les travaux d’irrigation et à la mise en état de culture de tous les bords de lacs et de toutes les terres marécageuses. Parmi les nombreuses races d’animaux,ou distingue particulièrement diverses espèces d’ours, de léopards, de panthères, de blaireaux et de rongeurs; le chameau de la Baclriane, le buffle, le tigre, le cheval, mais beaucoup moins beau qu’en Europe, l’éléphant, le rhinocéros, le tapir, le cerf, la chèvre, l’antilope, le musc, et plusieurs grandes espèces de singes. De magnifiques oiseaux vivent aussi sous ce beau climat : c’est ds la Chine que viennent les faisans dorés et argentés, ainsi que beaucoup d’autres; et c’est encore de là que viennent les plus belles espèces de papillons et d’insectes. Il y aurait sans doute dans un aussi beau climat une immensité de richesses végétales à étudier; mais la difficulté de pénétrer dans ce pays n’a permis de connaître qu’un très-petit nombre de plantes et végétaux; nous nous bornerons à citer le thé, branche importante du commerce, le bambou, le plus précieux des arbres chinois, l’arbre à cire, l’arbre à suif, le mûrier à papier, le camphrier, l’arbre à vernis , le cannellier, le jujubier, l’oranger, lebiba-cier, et une foule d’autres dont les propriétés ou les fruits appartiennent spécialement à ce pays rajoutons à cela le cotonnier, le jin-chen, récolté seulement par l’empereur, la rhubarbe dont le commerce est considérable dans les prov. du Nord , et une nombreuse diversité de fleurs rares, de plantes utiles dans tous les genres. Nul pays où l’agriculture soit plus encouragée qu’à la Chine; toutes les céréales des contrées européennes y prospèrent; mais le riz est celle que l’on cultiva de préférence. Les mûriers, les vers à soie, le coton et le thé, sont avec le riz les objets les plus importans de l’agricullure chinoise. L’art de fabriquer la soie, les étoffes, la porcelaine, de travailler le bambou et les métaux, de polir, de broder, de teindre, de vernisser, de faire des papiers soyeux et fins, de composer d’admirables couleurs inaltérables, et tant d’autres choses inimitables, date de temps immémorial chez ce peuple industrieux entre tous les autres, et qui possède à un degré particulier l’adresse, la patience, et l’esprit d’imitation. On doit croire qu’un pays aussi vaste et aussi riche en productions naturelles et industrielles ne peut manquer d’avoir un commerce intérieur immense,* et eu effet, il est tel : quant au commerce extérieur, il l’est beaucoup moins, et nul doule que le peu d’étendue qu’il a pris jusqu’à ce jour ne doive être attribué à l’aversion nationale des Chinois pour toute espèce de relations avec les étrangers; et en réfléchissant à l’activité continuelle qu’ils trouvent chez eux, à leurs richesses naturelles, à l’immensitc de leurs ressources intérieures f et à i’indépen-