l’AIDE-MÉMOIRE DU 2 MARS 1932 215 de substituer une Conférence à neuf : les cinq pays danubiens et les quatre grandes puissances. L’Angleterre, de son côté, estimant que, dans ces conditions, et quelles que fussent les intentions véritables de l’Allemagne et de l’Italie, le projet français supposant que les grandes puissances mettraient un terme à leur lutte d’influences, il devenait inutile d’en poursuivre la réalisation avant que l’accord des grandes puissances ne fût établi. L’Angleterre proposait donc la réunion d’une Conférence à quatre, pour qu’on y ajustât les vues différentes et même divergentes. L’accord franco-britannique sur l’aide-mémoire du gouvernement français se trouvait donc rompu. « C’est pour « tenter de le rétablir que M. Tardieu se rendit à Londres, « avant que ne fût fixé à quelle date se réunirait la Confé-« rence des quatre grandes puissances, conférence qui « aurait à décider des termes dans lesquels les cinq pays « balkaniques seraient invités à discuter en commun de « leurs intérêts » La signature du pacte d’organisation de la Petite-Entente a rendu actuelle la question d’une nouvelle organisation économique de l’Europe centrale, sur des bases sensiblement différentes de celles du plan Tardieu. Les possibilités qui s’ofîrent à ce sujet ont été étudiées dans un article des « Narodny Litsy », qui peut être ainsi résumé. L’accord comporterait, dans le domaine de la politique commerciale, des droits préférentiels agricoles contre des avantages correspondants pour les produits de l’indus- (1) L’Europe Nouvelle, 2 avril 19S2 : Projets danubiens.