L’ITALIE EN EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE 91 afin d’empêcher cette puissance de concentrer tous ses efforts contre l’armée italienne. Moyennant quoi, l’Italie s’engageait à poursuivre, avec LA TOTALITÉ DE SES RESSOURCES, LA GUERRE EN COMMUN contre tous les ennemis de la Triple Entente. Mais jusqu’en juin 1915, l’Italie ne manifesta aucune intention de déclarer la guerre a l’Allemagne ET CONTINUA DE CONSIDÉRER L’AUTRICHE COMME SA principale ennemie. Il est assez curieux de rapprocher ici le caractère semblable, les mêmes réserves de l’intervention roumaine, en août 1916. Cependant, déjà la Serbie se montrait inquiète de ce qui avait pu être promis à l’Italie, et de son côté, l’Italie n’était pas très satisfaite de voir les troupes serbes s’avancer en Albanie. La Serbie cherchait à mettre la main sur des gages. Elle se glissait en Albanie et occupait El Bassan. Le Monténégro, avec l’Italie, prenait ombrage de cette progression. Difficultés d'exécution du traité de Londres. — Ni la France, ni la Grande-Bretagne, n’ont jamais discuté ni renié les engagements pris par elles envers l’Italie par le traité de Londres du 26 avril 1915. Mais elles ont rencontré les plus grandes difficultés dans la réalisation de cet accord Difficultés, d’abord du fait de la dissociation totale de l’Autriche-Hongrie, non prévue par le traité de Londres, et qui transformait en alliés des peuples que l’Italie AVAIT TOUJOURS TENUS POUR DES ENNEMIS, d’OÙ l’aCCOrd (1) Tardieu, op. cit.