RÉACTIONS DIVERSES 171 comme base de discussions et comme apportant au projet du Duce quelques-uns des amendements nécessaires. La sécurité internationale, a-t-il dit, est dans l’assistance mutuelle et dans le contrôle permanent et réciproque ; c’est le plan français, accepté par la Grande-Bretagne et, a-t-il ajouté, par la majorité des puissances. Deux oppositions, celles de l’Italie et de l’Allemagne ; autour de ces deux oppositions, celles des pays que les traités de paix ont mis dans une situation particulière, au point de vue des armements : Bulgarie, Hongrie, Autriche. Deux blocs subsistent ainsi, qui, s’ils se perpétuaient, crééraient pour l’avenir certainement une Europe de guerre. Il est évident que la France, fidèle à la politique de la Société des Nations, ne pouvait envisager à aucun moment l’idée d’un Directoire à quatre Puissances, se chargeant de régenter le reste de l’Europe. Puis, M. Paul Boncour a invoqué la nécessité d’une préparation diplomatique de l’examen du projet Mussolini et du mémorandum français en réponse. « Les grands traits de notre négociation ont été arrêtés « hier en Conseil des ministres : affirmation de notre désir « de saisir la proposition faite par le gouvernement italien « d’assurer la collaboration des grandes Puissances « occidentales voisines, membres permanents du Con-« seil de la Société des Nations, signataires des accords « de Locarno, pour traiter des questions qui les inté- « RESSENT, « ET NON PAS DES QUESTIONS QUI INTÉRESSENT « LES AUTRES PUISSANCES ET DONT CELLES-CI RESTENT « juges, en vue de préparer les procédures et les adap-« tâtions qui peuvent rendre efficaces tous les articles « DU PACTE et NON PAS SEULEMENT UN SEUL, CHOISI ARBI-« TRAIREMENT ENTRE TOUS. »