l’union DOUANIÈRE EUROPÉENNE 193 b) L’idée des ententes économiques régionales. L’idée du traitement préférentiel a été émise à l’occasion de la « Conférence pour une action économique concertée » à Genève, en février 1930. La demande d’un traitement préférentiel a été formulée officiellement dans la réponse de la Hongrie, de la Roumanie et de la Yougoslavie, au questionnaire de la Société des Nations, ayant pour objet une enquête sur les possibilités d’une action économique concertée entre les pays agricoles et les pays industriels d’Europe. Lors de la onzième assemblée de la Société des Nations, en septembre 1930, une opposition à la demande s’est manifestée de la part de l’Angleterre, de l’Italie, de la Hollande, des Etats scandinaves, de l’Irlande et des Etats d’outremer. La France a gardé une position de neutralité. L’Autriche a sympathisé et l’Allemagne a témoigné un intérêt limité et conditionné. Un protocole dit « Protocole Stucki » à la deuxième conférence pour une action économique concertée, a formulé les conditions de possibilité d’un régime préférentiel. Après le protocole Stucki ; intervinrent deux conférences à Paris, qui se terminèrent, l’une par une recommandation platonique aux commerçants des pays importateurs de faire leurs achats dans les pays du sud et de l’est européen, l’autre par l’indication d’une préférence pour un système de facilités de transport et de crédit. C’est alors qu’apparut l’Anschluss, c’est-à-dire le projet d’union douanière austro-allemande, annoncé en mars 1931. L’Allemagne offrait le même régime d’union à certains pays danubiens. On sait le sort qui fut réservé à cette combinaison politico-économique, à laquelle l’Allemagne 14