allemands contre slaves jour le peuple se leva contre ces métropolites indignes. Les églises furent désertées ; les fidèles chassèrent les prêtres de leurs foyers; les enfants ne furent plus baptisés pendant sept ans ; on enterrait ses morts sans l’assistance du prêtre. Ces discordes intestines favorisèrent les plans de l’Autriche. La lutte nationale, qui devait être dirigée exclusivement contre elle, était ainsi déviée sur un autre terrain; le gouvernement autrichien, pendant plus de vingt ans, put en profiter à son aise et il ne s’en fit pas faute. Duobus disputantibus tertius gaudet. Dans ce conflit entre le peuple et son église, les présidents laïques des paroisses osèrent élever de sérieuses protestations contre leurs évêques et contre le gouvernement du pays qui les soutenait. Le peuple exposa humblement ses nombreux griefs dans cinq pétitions qui furent successivement envoyées à l’empereur, à Vienne, lui demandant, en substance, de préserver les droits dont ils jouissaient même sous les Turcs. — (1er mémoire : 23 novembre 1896; 11 : 19 mars 1897; 111 : 17 mai 1900; IV: 1 o juin 1901 ; V : 28 mai 1902). — En même temps, des plaintes dirigées contre les évêques furent adressées au patriarche de Constant!nople. r-r 238 —