PRÉFACE Lorsque, en 1870, Alfred Rambaud publia son Constantin Porphyrogénète, c’était une nouveauté, presque une hardiesse, de s’intéresser à l’histoire de Ryzance oubliée. Depuis le temps, lointain déjà, où un grand savant, Du Cange, avait été, au xvii' siècle, l’initiateur de ces études en France, il semblait que les recherches relatives au moyen âge grec eussent perdu chez nous, — ou presque, — droit de cité dans la science. Le nom de Ryzance, à cette époque, n’évoquait guère qu’une idée vague de décadence raffinée et sanglante, de discussions théologiques misérables, de révolutions et d’assassinats. Rien peu de personnes soupçonnaient que, pendant près de dix siècles, cet empire méconnu avait été l’un des facteurs essentiels de la civilisation, que sa capitale, pendant