116 ÉTUDES SUR L’HISTOIRE BYZANTINE restait à faire. Une sorte de mauvais sort, depuis trois cents ans, retenait l’écrivain byzantin dans le sommeil du manuscrit : M. Sathas a rompu le charme et consacré aux écrits historiques et politiques de Psellos deux volumes de sa Bibliothèque Le zèle du gouvernement grec et des particuliers continue à soutenir M. Sathas dans cette entreprise, dont plusieurs revues ont déjà signalé l’importance, et c’est M. Zafiropoulo qui a fait les frais du monument élevé à Psellos. La publication de l'IIistoire était une œuvre hérissée de difficultés : l’unique manuscrit* où elle se trouve conservée a été corrompu par l’ignorance du copiste et la barbarie de son orthographe, au point d’en être inintelligible : Comnène. — Journal des Savants, janvier 1875, avril et mai 1876. — M. Miller avait aussi commencé une traduction latine pour l’édition projetée de Hase, mais elle ne s’est pas retrouvée dans les papiers de ce dernier. 1. Le tome IV de la Bibliotheca comprend une préface de l’éditeur, M. Sathas, ¡’Histoire ou les Mémoires de Psellos, ses oraisons funèbres de Michel Kéroularios, de Constantin Likhoudis et de Jean Xiphilin, tous trois patriarches de Constantinople. Le tome V comprend l’éloge funèbre de la mère de Psellos et de quelques autres personnages, des panégyriques de Constantin Monomaque et de l’archevêque Jean, des écrits polémiques en vers et en prose, ses lettres inédites et d’autres opuscules. — Quant aux volumes précédents de la Bibliotheca, le tome I”r comprend des oeuvres inédites de Nicétas Choniate, de Michel Atta-liote, de Théodore Métochite, etc.; le tome il est consacré aux chroniqueurs grecs du royaume de Chypre; le tome III aux histoires également inédites de Césarios Daponté, Serge Makraeos, Anastase Gordios, etc. 2. Manuscrit n° 1182 de la Bibliothèque Nationale, qui renferme, outre Psellos, 1° Léon le Diacre publié en 1819 à Paris et en 1828 dans la Byzantine de Bonn par Hase, — 2° Michel Attaliote, publié dans le même recueil par feu M. Brunet de Presles en 1853, — 3° Jean Scylitsès, dont la dernière partie seulement a paru en 1647 dans la Byzantine de Paris.