ET DE VIEILLE SERBIE 339 dence. La guerre n’est pas favorable aux idées modérées. On ne se fait pas tuer pour un programme sans panache. Les Macédoniens ne se contentent plus de réclamer des réformes. Ils entreprennent de conquérir leur indépendance. Les combattants ont tous écrit sur leur béret : la liberté ou la mort. Ainsi tend à l’emporter en Macédoine une politique révolutionnaire et radicale d’hommes d’action exaspérés. Ils reprennent pour le compte de la Macédoine la parole que dut prononcer en Italie le roi Charles-Albert : «... far a da se » . La Macédoine est entrée dans la période, non des Cavour, mais des Mazzini, des Garibaldi et des carbonari. VI Les Macédoniens paraissent, à première vue, ne penser qu’à s’ensevelir sous des décombres, la haine au cœur. En effet, ils semblent provoquer les Turcs à les massacrer jusqu’au dernier. Ils ont voué à l’Autriche et surtout à la Russie, à l’Europe aussi (l), qui (i) Sans l’ordre de Sarafof débordé et malgré sa consigne générale (on négociait encore avec l'Europe : il ne fallait à aucun prix I indisposer) ont eu lieu 1rs attentats de Salonique, nettement dirigés contre l’Europe