52 LA THÉORIE DE LA DISLOCATION dans le Salzbourg, en Tyrol et dans le Vorarlberg. Ces provinces ont envoyé au Reichsrath de Vienne 25 députés chrétiens-sociaux. En Hongrie la propagande pangermanique, de plus en plus active (1) peut déterminer une agitation sérieuse et irriter les Hongrois. Elle ne peut guère créer un mouvement séparatiste sérieux. Les colonies allemandes sont trop loin de la masse germanique et englobées dans des groupes ethniques trop considérables pour qu’il leur soit permis d’avoir d’autre ambition raisonnable que celle de conserver leur personnalité. A côté des Allemands, deuxautres nations m’ont paru comprendre des éléments vraiment séparatistes : les Roumains et les Italiens. Les Roumains d’Autrichc-lIongrie sont une nation sans droits historiques sérieux. La plupart habitent sur le territoire du vigoureux royaume de Hongrie et l’énergique nation magyare a un intérêt primordial à les maintenir sous sa puissance. Il faut toutefois noter qu’une certaine agitation a été faite en Transylvanie par une ligue dont le siège était à Bucarest, et que les Roumains font depuis (J) Voir dans le livre de M. Recouly, le Pays magyar, les deux chapitres intitulés, l’un « L’organisation pangermanique dans la Hongrie méridionale *», l’autre « Un mouvement plus grave de la nationalité allemande : les Saxons de Transylvanie ». Ces chapitres ont paru en articles dans le journal le Temps.