66 LA THÉORIE DE LA DISLOCATION Il ne s’agit pas de faire la psychologie politique ou d’analyser le programme de chacun d’eux (1) ; mais seulement de recueillir les renseignements nécessaires à la solution du problème qui nous intéresse. Dans la salle des séances, à peu près la moitié des sièges, toute la droite de l’hémicycle, sont occupés par le parti dit « libéral » . Les « libéraux!) — parmi lesquels se trouvent les Tisza, les Banffy, les Andrassy — se réclament des idées de Déak, le sage de la nation, l’inspirateur du compromis de 1867. Depuis que le compromis fut voté ils ont, sans interruption jusqu’à ces dernières années, détenu le pouvoir (2). Ils ont fait vivre le compromis et en ont tiré pour leur race et pour le Habsbourg des résultats splendides. —Nous pouvons passer. il n’y a, à côté de 406 députés magyars de divers partis, que 5 députés slovaques, un député serbe, et, élu à une élection partielle, un député roumain. — De plus 40 députés sont envoyés par la diète de Zagreb pour prendre part aux discussions et aux votes lorsqu’il s’agit des affaires communes aux deux royaumes trans-leitlians de Hongrie et de Croatie. Ces députés, élus par une diète que le «ban » se charge défaire élire et de surveiller, sont des gens peu gênants. (1) Je l’ai fait sommairement dans la Liberté du 30 juin 1903 (article sur la puissance magyare). (2) Le ministre Szell s’appuyait à la fois sur le parti « libéral », réduit en nombre, et sur le parti national. Le comte Albert Apponyi, chef du parti national, a été élu, pour toute la législature actuelle^ président de la Chambre.