1018 dissippation de l’année angloise et ensemble l’obstination que mons-trerent ces opiniasfres, lorsque l’on leur envoya le lierault. Je veulx onoire (pie depuis avoir appris la dissipation de cette flotte en laquelle ilz mettoyent l'esperance |de ileur secours, i'iz auront changé de resolution et que vos premières me donneront des nouvelles de quelque comman-cernent de traité. Je vous baise les mains et suis, Monsieur Votre très humble serviteur Bethune. Orig., I’arigi, A r ch i vio (legli a f fia ri este ri, Romu 41, p. 217 s. 15. L’ambasciatore francesc Bétliunc a [D’Herbault].1 Roma, 7 ottobre 1628. Monsieur. Je vous escrivis le 5" de ce mois par l’ordinaire de Rome et le mesme jour au soin je receus vostre lettre du 5e du mois passé par laquelle vous me faisiez sçavoir de n’ayoir receu aulcune despesche de moy depuis que vous m'escrivistes le 20e d’aoust et neantmoings je n’ay manqué à tous les ordinaires d’escrire au Roy et à vous, comme j’ay encores une fois faict par Venise et une la.ulltre à l’occasion d’une personne qui alloit en diligence à Lion et (¡ue prenoit la voye de la mer; ce qu’estant, je ne puis assez m’estonner veu que les rencontres des em-pesehements des courriers ne sont pas allans en France, mais venants seulement deçà, quelle doncq peust estre l’occasion que mes despesches sont si long temps à arriver jusques à vous? Je ne la puis deviner. Je vous diray que je demeurav fort mortiffié ayant appris qu’un courrier de M. le Duc de Mantoue estoit party de la Rochelle le 14e et qu’il eust esté chargé de lettres de M. le Nunoe pour le Pape et non d’auleimes des vostres pour moy. Par ceste despesche l’on a appris icy la bonne nouvelle de la mort de Bouquinquam, laquelle a depuis esté confirmée par ¡lettres du 22e de Paris, et «nsemble ay appris comme ceux de la Rochelle avoyent faict sortir quelques uns des leurs pour fraie ter de se remettre à l’obeissance du Roy et avecq lesquels il n’avoit esté neant-moings rien conclu, mais seulement leur avoir esté Idict qu’ilz retournassent et (pie dans six jours après avoir concerté entre eulx la resolution qu’ilz avoyent à prendre l’on les entendroit. Ce commancement joinct avecq la mort de Bouquinquam, laquelle leur fera perdre l’espe-rance de secours, nous fera bientost icy apprendre, selon le désir que j’en ay, la reddition de ceste place, laquelle est si ardemment désirée du Pape et du cardinal Barbarin, ainsi que je le conneus hier que j’euz av.dience que j’oserois quasi dire que S. M. ne le souhaite pas davantage. S. S. Mie diict d’abord que j’entray dans sa chambre que Dieu confinuoit ses miracles en faveur du Roy et qu’il paroissoit par la mort de Bouquinquam, mais que pour comble de ses grâces il falloit la red- 1 Cfr. sopra p. 392.