— 314 — bien qu’à l’heure actuelle le marin de profession, caboteur, pêcheur ou long-courrier, se trouve à son arrivée sur les bâtiments de combat, obligé à plus d’études techniques qu’un ouvrier mécanicien ou électricien. La marine marchande s’est cependant transformée, elle aussi, mais moins profondément. Elle comprend encore des navires à voiles, tant au lont» cours qu’au cabotage et à la pêche, et le machinisme, bien que développé, n’y atteint pas la complication, peut-être un peu excessive, qu’on rencontre sur le navire de guerre. La tendance qu’on peut signaler, au XXe siècle, est l’accroissement continu du tonnage, tendance que nous avons déjà remarquée pour les bâtiments de combat, mais qui n’est ici que la conséquence de ce fait évidient .qtue, les frais généraux n’augmentant pas proportionnellement au tonnage, le grand Mtiment se trouve d’un rendement commercial supérieur. Les divisions adoptées dans notre ouvrage pour la marine marchande sont les suivantes : .Marine à voiles, marine à vapeur, caboteurs et pécheurs ; cette classification s’explique d’elle-même. Viennent ensuite les sections de la marine de plaisance, des bâtiments spéciaux, des bâtiments exotiques et des bateaux fantaisistes, précédées de leurs notices spéciales auxquelles nous renvoyons le lecteur. MARINE A VOILES Le bâtiment à voiles, instrument commode pour les transports des marchandises lourdes à de grandes distances, est loin d’avoir disparu et l’on peut penser qu’il est appelé à subsister sur certaines lignes. Les travaux de météorologie bien connus du lieutenant de la marine militaire des Etats-Unis, Maury. avaient déjà montré, en 1848, que l’observation raisonnée du régime des vents permettait d’effectuer certaines traversées dans des conditions