Monino a Roma. 175 Quando, il 38 maggio 1772, il Monino lasciò la capitale spagnola,1 il Grimaldi scrisse al Tanucci che non si abbandonava a speranze esagerate, poiché Roma soleva spesso servirsi di straordinari mezzi di seduzione.2 Il 4 luglio, mentre la caldura estiva incombeva sulla Città, eterna, arrivò il Monino. La sua comparsa doveva chiarire la situazione, non essendo egli uomo da accontentarsi, come Bernis e Orsini, delle belle promesse di Clemente XIV, tante volte ripetute.3 Era ormai passato il tempo di tener buono Carlo III con 1 D’Aiguillon a Bernis, in Mas.son 203. A Barcellona il Monino ricevette le lettere del Roda del 19 maggio coll’incisione del ‘ Giudizio Finale vedi * Monino a Roda, 9 luglio 1772, Archivio dell’Ambasciata di Spagna a Roma. 2 * Grimaldi a Tanucci, Aranjuez, 19 maggio 1772, Archivio di Si mane as, Estado 6105. 3 II 7 aprile 1772 il Bernis * scriveva all’Azpuru di avere il giorno innanzi rammentato nuovamente al Papa le sue promesse: « Sa Sté a répondu à ces nouvelles insinuations avec cordialité; elle paroit véritablement occupée de préparer les moyens de satisfaire à ce qu’elle a promis »(Archivio d e 1 -l’Ambasciata di Spagna a Roma). Cfr. * Orsini a Tanucci, 28 aprile 1772: « Non dubiti della soppressione dei Gesuiti quantunque ritardata »(Archivio di Stato di Napoli. C. Farnes. 1479). Il 5 maggio 1772 il Bernis * scriveva all’Azp.uru: «Le pape dans l’audience de hier au soir n’a parlé qu’indirectement des Jésuites, mais il a paru au card. de Bernis plus serein et plus satisfait qu’à l’ordinaire; il a même laissé échapper cette parole: J’espère qu’avec l’aide de Dieu tout ira bien. Il n’a pas été possible au dit cardinal de faire expliquer d’avantage Sa S'1’, laquelle paroit toujours de plus en plus dans le dessein de mériter l’amitié et la confiance des trois couronnes ». Il 12 maggio 1772 il Bernis * scrive: « Le Pape dans l’audience de hier au soir n’a dit rien de particulier ni de remarquable au card. de Bernis *ur l’affaire des Jésuites; il a parlé en général de l’intérêt que les princes catholiques ont de proscrire les livres impies et dangereux qui attaquent ouvertement les fondemens de notre religion. Les sentimens de Sa Stl5 envers les trois couronnes sont toujours les mêmes; elle se plaît à en démontrer la vivacité et la sincérité ». * Il 19 maggio: « La conversation a roulé hier au soir à l’audience du Pape, pendant assez longtemps sur les Jésuites. Sa Stó s’est montrée toujours dans les mêmes sentimens à leur égard et le card. de Bernis n’a pas manqué de lui rappeler que l’union de Sa Mtó Très Chrétienne avec leurs Majestés Catholique et Sicilienne sur le point de la suppression comme sur tous les autres seroit inaltérable. Le S. Père n’en a jamais douté et le card. de lierais a toujours été autorisé à convaincre le pape de cette vérité ». * Il 26 maggio 1772: «Le Pape dans l’audience de hier au soir n’est entré dans aucun détail sur l’affaire des Jésuites; il s’est entretenu seulement de la prochaine arrivée de Don Joseph Monino nouveau ministre de Sa Mté Cath. Il est plus vraisemblable que jusqu’à cette époque Sa Ste ne s’ouvrira qu’imparfaitement sur l’objet de la suppression étant bien informée que la commission du card. de Bernis est d’exécuter les ordres de Sa Mté Cath. qui lui seront communiqués sur cette négociation et de seconder efficacement les démarches ». * Il 23 giugno 1772 riferisce che nell’udienza del giorno innanzi si è Parlato della stampa del ‘ Giudizio Finale’. «Il n’a été question des Jésuites lue par occasion ». Archivio dell’Ambasciata di Spagna a Roma.