TIRANA. 183 caractère aussi intéressant. Fondée par un musulman1, elle est restée à peu de chose près ce qu’elle était il y a trois ou quatre siècles; on n’y sent pas comme dans les autres villes les transformations ou les adaptations ; c’est la ville dans laquelle un musulman trouve ce qu’il recherche toujours : l’eau, les fleurs, | les beaux fruits, un climat agréable, où la vie peut J-, être facile. Son bazar est important et curieux, avec ses maisons et ses galeries Mosquée d’Hadji Ethem Bey à Tirana. en bois, ses caravansérails énormes, ses rues continuellement arrosées par des ruisseaux d’eau courante. On évalue à 25 000 âmes le chiffre de sa population. A peine étais-je descendu dans le caravansérail où je comptais m’installer que M. Petrovici2, le directeur de la 1. En lire le récit dans le chapitre suivant, 2. Peu de temps après mon retour à Scutari, cet excellent ami, frappé d’une congestion, était en quelques heures enlevé à l'affection de sa jeune femme et aux sympathies de tous ceux qui l'avaient connu.