16 ANTONIN VA5EK facteurs saisissables qui pouvaient, d’une façon ou d’une autre, agir sur la réalisation du phénomène ou du mot en question dans un nouveau milieu. Il apparaît donc relativement plus simple, dms ce cas, de différencier le domaine lb,— partiellement indiqué déjà au point de vue sémantique, des domaines la et 2, de différencier donc les destinées de la terminologie'valaque des influences linguistiques structurelles, sans tenir compte si celles-ci sont entraînées par la colonisation valaque ou par un tout autre phénomène. Mais la chose n’est pas là non plus tout à fait simple. Il peut exister — et cela, non seulement théoriquement — des cas, où le domaine la se confond avec le domaine lb (lorsque le colon carpatique parle la même langue où le terme respectif de vie pastorale figure aussi, c.-à-d., p. ex., l’Ukrainien transmet le terme d’origine ukrainienne, etc.). Il y a cependant aussi une liaison entre les principales perspectives thématiques 1 et 2, valaque et non-valaque, à savoir des phénomènes, des expressions appartenant à toutes les deux. C’est le groupe de cas de la soi-disant reprise au slave. Par la première partie de son développement, ce groupe appartient généralement au domaine 2, par la seconde, souvent au domaine 1 (s’il a été transmis au slave par les Valaques carpatiques). La méthodologie de tous les travaux entrepris dans ce domaine, c.-à-d. des travaux consacrés à la langue de différentes régions carpatiques, éventuellement à des périodes diverses, et orientés vers différents domaines thématiques mentionnés, ne sera donc pas entièrement la même, malgré des points de contact entre eux. Il y aura toujours, sans doute, certaines exceptions ayant pour origine le caractère spécifique du phénomène linguistique étudié ; d’autre part, il sera néanmoins nécessaire de s’en tenir, dans chaque travail semblable, aux principes communs, généraux,fixés auparavant. En prenant comme point de départ p. ex. la région de la langue nationale tchèque, il pourrait s’agir ici, au fait, de travaux orientés vers l’étude de l’influence linguistique de la colonisation valaque sur le développement historique du dialecte valaque en Moravie, sur le développement historique de la langue parlée couramment dans l’Est de la Moravie en général ou sur le développement historique de toute la langue tchèque parlée (éventuellement aussi écrite, littéraire), indifféremment si toutes ces études avaient ou non pour but l’exploration de la grammaire, celle du lexique, ou bien simultanément celle des deux composantes linguistiques (c.-à-d. la) ; il pourrait y être question encore de travaux orientés vers les recherches des destinées de la nomenclature professionelle de la vie pastorale carpatique en Moravie, vers la détermination des influences de cette nomenclature sur le développement du lexique du dialecte valaque (en Moravie) ou de la langue parlée couramment dans l’Est de la Moravie ou même de toute la langue tchèque (c.-à-d. lb) ; ou encore vers l’étude des rapports linguistiques — autres que ceux qui furent conditionnés par la colonisation valaque — (soit grammaticaux, soit lexicaux, soit grammaticaux et lexicaux à la fois) tchéco-slovaques, tchéco-polonais, tchéco-ukrainiens, tchéco-roumains, mais aussi tchéco-hongrois, tchéco-serbocroates, etc., sans tenir compte du fait quels systèmes linguistiques des langues nationales données s'interpénétrèrent ici -dans leur développement (c.-à-d. 2). Des travaux similaires pourraient prendre