38 ANTONIN VASEK interférence linguistique dans les Carpates, entraînée par un autre facteur que par la colonisation valaque) n’est pas complètement satisfaisante non plus, et toutes les contributions à ce propos seront les bienvenues. — La situation d’aujourd’hui qui laisse beaucoup à désirer, serait considérablement améliorée (pas résolue toutefois, car cela ne pourrait être fait que par des recherches longues, détaillées et universelles) : 1) par des recherches d i a 1 ecto1ogiques approfondies dans les langues nationales sur tout le territoire carpatique, ces dernières représenteraient le plus complètement l’état actuel (en la, lb, 2); 2) par l’établissement et par la publication de l’atlas linguistique des Carpates, conçu comme il faut (c.-à-d. fondé également sur des recherches directes, et non pas sur une simple vérification au lieu), qui non seulement présenterait la stratification géographique actuelle des phénomènes étudiés, mais contribuerait aussi considérablement aux recherches concernant l’évolution de ces derniers (en la, lb, 2) ; 3) p a r l a juste attention accordée, et négligée jusqu’à présent, à la possibilité d’une reprise et à sa réalisation dans le développement de la langue (surtout en lb) ; cette attention pourrait beaucoup aider les chercheurs à trouver la réponse à la question fondamentale „Substrat, adstrat ou superstrat?" 1 en facilitant une meilleure intelligence de ces derniers dans la situation carpatique respective ; 4) par la publication complète, précise et prompte des résultats partiels du travail (en la, lb, 2); 5) en évitant toutes les analyses et conclusions prématurément synthétisantes qui empêchent également les recherches dans ce domaine scientifique et, aboutissant au principe „Le désir est père de la pensée“, en réprimant tout au contraire (en la, lb, 2) l’axiome ancien maintes fois vérifié „Qui bene distinguit, bene docet“. 1 Selon I. Hubschmied, on ne saurait parler de l’adstrat parce que cela présume plutôt une autre manière de voir, c. -à-d. celle de la non-évolution ; voir aussi ses Jazykovyje adstrat y, subslraty, superstraly i etnografileskije problemy, son exposé au 7e Congrès international des sciences anthropologiques et ethnographiques, Moscou, 1964, cf. «Voprosy jazy-koznanija», XIV, Moscou, 1965, No 1, p. 136.