LA MÉTHODOLOGIE DES RECHERCHES CARPATOLOGIQUES 23 cité scientifique n’ait connu les résultats des recherches linguistiques faites par l’auteur dans les Carpates polonaises ces „einige Hunderte hauptsächlich bisher unbekannter Wörter rumänischen und balkanischen Ursprungs — vor allem Personen -, Tier - und Ortsnamen, die das Hirtenwesen betreffenden Termini und eine Anzahl von Spitznamen, ausserdem viele Haupt -und Zeitwörter aus verschiedenen Begriffskreisen“ (p. 123—124). Ce matériel linguistique présenté par lui le 20 janvier 1951 à la Commission des slavisants PAU en Cracovie n’a été connu de l’auteur de ces lignes que par le dernier livre de Krandzalov (p. 144 et suiv.). Parmi les travaux du domaine lb, il faut ranger aussi la contribution de V. Mache k, Ukrajinské nâzvy rostlin na Valassku 1 et également quelques explications de ce dernier, publiées dans son livre Ceskd a slovenskâ jména rostlin (Prague, 1954) et démontrant les rapports linguistiques de nos pays avec les Carpates de l’Est. — La contribution de I. K n i e z s a, Pochodzenie hungaryzmôw karpackiej terminologii pasterskiej2 fournie lors du 2e Congrès international des slavisants à Varsovie (1934) s’occupe des influences hongroises estimées trop hautes sur la terminologie de la vie pastorale carpatique (cf. aussi plus loin Z. Hauptovâ, Vÿznamové skupiny..., p. 529), il part des travaux de K. Potkanski et de Z. H o 1 u b-Pacewicz (o.e., p. 51). L’absence de l’analyse des cas concrets réduit bien entendu, la force démonstrative des conclusions données. Quelques contributions ultérieures sont consacrées aux analyses nouvelles des carpatismes lexicaux déjà connus. Dernièrement l’importance des travaux du domaine lb est rappelée, brièvement mais clairement, par I.O. Dzendzelivs’ kij dans ses Leksycni dani pro valas’ku kolonizaciju v rajoni Ukrajins’kych Karpat (recueil Tezy dopovidej VI ukrajins kôji slavistycnoji konferenciji, 13—18 zovtnja 1964 r., Cernivci, 1964, p. 172—174)3 3. Toute une série de travaux a été consacrée aux recherches des rapports linguistiques mutuels (autres que ceux qui furent entraînés par la colonisation valaque) dans les diverses parties des Carpates (domaine 2) mais, plus d’une fois, seulement du point de vue théorique parce que la majorité de ces ouvrages vont souvent s’allier ou même s’indentifier aux travaux de la colonisation valaque, d’une part sciemment, d’autre part inconsciemment que ce soit nécessaire, ou non, (cf. p. 13) 4 ; parmi ces travaux, les publications sur les rapports linguistiques slavo-roumains présentent une importance considérable. Ce sont, chronologiquement envisagés, p. ex. les ouvrages cités de Miklosich (Die slavischen Elemente...et Die Fremdwörter...) et de Ma- 1 i n o w s k i (O niektôrych wyrazach ...) ; puis les travaux de Ov. D e n s u- 1 «Nase Valaàsko», XII, Brno, 1949, p. 130—-131. 2 II Miëdzynarodowy zjazd slawistôw (filologôw slowiatiskich). Ksiega referatâw. I, Varsovie, 1934, p. 49—53. 3 Voir au ;si le rapport de A. de V i n c e n z, Le substrat roumain dans les Carpathes du Nord, «Communications et rapports du Premier Congrès International de Dialectologie générale» Louvain du 21 au 25 août 1960, Bruxelles les 26 et 27 août 1960, organisé par Seyer Pop, Louvain, 1965. 4 Ce procédé est facile à comprendre dans les recherches des phénomènes linguistiques qui ont pénétré dans les langues particulières des Carpates justement dans l’époque de la colonisation valaque, en même temps avec cette dernière, bien qu'indépendamment d’elle.