LA MÉTHODOLOGIE DES RECHERCHES CARPATOLOGIQUES 35 se trouvait sous l’influence des conceptions romantiques indigènes et étrangères de l’époque sur „la question valaque“, comme aussi sous l’influence de l’autorité scientifique de Miklosich. Il est bien naturel que Vâlek (qui, autochtone, connaissait intimement, de v i s u, la culture matérielle et intellectuelle de Valachie et qui en plus, avait systématiquement étudié les problèmes linguistiques de la colonisation valaque, pendant de longues années) ait exercé une grande influence — parfois trop grande — sur Sawicki et d’autres. Ici, l’auteur a partiellement raison, en ce qui concerne la surestimation mentionnée. Pour connaître la vérité entière, il faut y voir, bien entendu, l’histoire des recherches de la colonisation valaque comme un processus d’é-v o 1 u t i o n dont les composantes partielles, c.-à-d. les chercheurs, dépendent toujours, en quelque sorte d’autres composantes (de prédécesseurs et contemporains de ces chercheurs — dans la mesure où ils les connaissent). On peut le dire à propos de chaque processus de connaissance et de chaque chercheur, sans excepter l’auteur lui-même. Par conséquent, on ne saurait tenir pour responsables, en général, les chercheurs indigènes (Tchèques ou Slovaques (ou bien, au contraire, les savants étrangers) de l’absence de progrès dans les recherches de la colonisation valaque. On doit toujours considérer les faits d’une manière positive et les juger concrètement, l’un après l’autre. Quant à la théorie roumaine, sa genèse et son développement primitif (cf. p. 18—19)indiquent plutôt une influence certainement étrangère. Bien sûr, une appréciation correcte de toutes les influences linguistiques roumaines constitue une conclusion à part. 6. On peut aussi apprécier comme méthodologiquement (et fréquemment aussi, réellement) incorrecte, cette façon d’argumenter de 1’ a u t e u r , trahissant trop fortement sa profonde conviction sur la validité finale des jugements qu’il a prononcés (Autrement dit et plus correctement— voir dans l’argumentation de Vâlek1, ou Wedkiewicz, Zur Charak-teristik..., p. 291 ; De quelques emprunts..., p. 113). Cf. p. ex. p. 52 (la présente étude, p. 29), 60—61. La même chose est valable quant à ses arguments dans 'l’analyse des explications étrangères !m m : non linguistiques). Par exemple sa critique des roumanismes prétendus de Dobrowolski n’est pas toujours documentée linguistiquement comme elle devrait l’être d’après sa formulation de l’observation respective : Buba-Bubis ne doit pas tirer son 1 J. Vâlek a écrit à Krandialov: ,,...Jd aspofi, cim jsem starH a vice svët poznávám, radéji I se spokojím se ,,snad“, molná..., vSecky Vale odsudhy hterysi odborník tfebas také neuznd. Nepra-vim, le bysle nemël kritisovat, nebylo by pak vùbec pokroku pfi hledàni pravdy, aie molno I to fici formou bez tahovych silnÿch vyrazù, V nich (zvlditë v polemikách) libuji si jen mladi I vëddtofi, myslice, le své vyvoiy jimi zesiluji..." Et plus loin: „Celkem provedl jste... zdatnÿ hus prdce a budeme Vdm za ni i my tu na ValaSsku vdëlni. Jak je problém lasto obtiznÿ.poznal E jste i Vy. Nestaci zde totil fici : tv a ty pfipady odmitdm a pod., nel, jeito jde o jahoby cizo-rodé kusy v prostfedi slovanského jtnak dialektu, nutno se pokusit o jejich jinaké vysvëtleni. Po-kouSite se oto i Vy, aie také vldy netrefite do lerného. Nebude plné jistoty (zaklddal-li by si kdo na plnosti) nel pracnÿ rozbor mor. val. dialektu po vSech strdnkdek (t,A.V.) Pak teprve by si mohl po pfipadë zahrdt nëkdo i se statistikou zjiStënÿch, pochybnÿch a nejasnych pfipad-ü. Vyloulite-li sebe vice pripadû, vldy i Vdm cosi zùstdvdna pracovnim stole, co s ostatnim vSitn v celku vzato na hledané xilivy ( = les influences roumaines, A.V.) ukazuje". Ci. K r a n d í a 1 o v.