96 MAXIM SI. MLADENOV PyMbIHCKOE BJIMHHHE HA EOJirAPCKHft TOBOP HOBO-CEJIO (PeîioMe) HecMOTpH Ha to, hto bjihhhhc pyMbiHCKoro snbiha Ha 6ojirapcKHft roBop Hobo CejTO ôbijio HCCJieflOBaHO Ct. Mjia/ienoBbiM, T. Kanii/iaHOM, A. XoraïueM, M. BapôyjiecKy, Ct. CtoSkobum, M. r3Ji36oBbiM, flo chx nop eme He ycTanoBJien o6teM h xapaKTep 3Toro bjimhhhh. Abtop co6pa;i coBepuieHHO HOBbift MaTepHan, KOTopwfl noflBepr BcecTopoHHCMy aHaJDny. Mcc/ie^OBanHe conep>KHT okojio 700 jickchhgckhx chhuhu, KOTopwe oxBaTbiBatoT painnHHbie ceMaiiTHMCCKHe cepbi: ne/iOBCK (nacTH Tejia, npotjjeccHH), po/jCTBeiiHbie cbshh, Ofle*«a, npoiiyKTij H HHTaHHe, Ce/IbCKOe XO'IHÜCTBO, CKOTOBOflCTBO, HBJ16HHS npHpOflbl, ÎKHBOTHbie, paCTeHHH, pbl-ôojiobctbo, oôiuecTBeHHbie OTHOiuenHfl, a6cTpaKTHbie Ha3MBaHHH. KpoMe cymecTBHTejibHbix, ôojirapbi 3aHMCTBOBa/iH y pyMbiH npHJiaraTejibHbie, maro/ibi, HapeHHH, coio3bi, nacTHUbi h t. a. Abtop paCKpbIBaeT ceMaHTHKy JieKCMKH, 3aHMCTBOBaHHOft H3 pyMbiHCKoro SîbIKa. 3aHMCTBOBaHHH H3 pyMbiHCKoro «iblKa HO/IBeprjlHCb (JlOHeTHHeCKHM H3MeneHHHM, npHC-noca6^HBancb k mero «3biKa. MHTepecHo OTMeTHTb, hto py-MbiHCKHfi flHiJiTOHr oa ne riOiiBcprcsi H3Menennio; 6onee Toro, oh pacuiHpHJi c(j)cpy CBoero ynoT-peôjiciin». Bbuia Hccxie/iOBaHa h MopijiojiorHiecKas aaanTauHa 3aHMCTB0BaHH0ü jickchkh. yKaibiBaeTCH Mecro pyMbiiiCKHx ianMCTBOBanniï b jieKCHHecKofl chctcmc roBopa. Bo;ibmeR HaCTbIO 3aHMCTBOBaHHÎ! CTH/lHCTHHeCKH HeftTpajlbHbl, OflHaKO HMeiOTCH CJiyMaH, KOraa 3aHMCT-BOBaHHH npHOÔpeTatOT, no CpaBHeHHK) C pyMbIHCKHM SHblKOM, ÆOriOJlHHTejIbHbie 3MOUHOHajlbHbie orreHKH. B CTaTbe np»BoaHTca h cjiynaH 3aHMCTBOBaHHii b oÔJiacTH chh raKcnca, a TaKwe neiccHHecKHe H CCMaHTHHeCKHe KaJIbKH. L'INFLUENCE ROUMAINE SUR LE PARLER BULGARE DE NOVO-SELO (Résumé) Bien que l’influence de la langue roumaine sur le parler bulgare de Novo-Selo (Vidin) ait été examinée par St. Mladenov, T. Capidan, A. Hogas, I. Bàrbulescu, St. Stojkov, I. Gàlàbov, le volume et le caractère de cette influence ne sont pas encore complètement établis. L’auteur de l’article ci-dessus soumet à une analyse multilatérale un matériel tout nouveau, inconnu jusqu’à présent, qu’il a personnellement cueilli. Il porte son étude sur 700 unités lexicales, ayant trait aux sphères sémantiques les plus variées: l’être humain (parties du corps, professions), les liens de parenté, les vêtements, les aliments et l’alimentation, l’agriculture, l’élevage, les phénomènes de la nature, les animaux, les plantes, la pêche, les relations socialess les appelations abstraites. Outre des substantifs, les Bulgares ont encore emprunté aux Roumain, des adjectifs, des verbes, des adverbes, des conjonctions des particules, etc. L’auteur fait ainsi une caractérisation sémantique du lexique emprunté à la langue roumaine. Les emprunts à la langue roumaine ont subi différentes modifications phonétiques, en vue de pouvoir les adapter au système phonétique propre. Par exemple, on constate que la diphtongue roumaine oa est demeuré invariable; bien mieux, la sphère de son expansion s’est élargie. De même, on examine aussi l’adaptation morphologique du lexique emprunté. Plus loin, l’auteur indique les lieux où ont été pratiqués des emprunts au roumain dans le système lexical du parler bulgare. Comme stylistique, ces emprunts sont, pour la plupart, neutres, mais il existe des cas on, par rapport au sens initial du roumain, ils dénotent avoir gagné des nuances émotionnales diverses. Enfin, l’article comprend quelques phénomènes d’emprunt dans le domaine syntaxique, ainsi que des cas de calques lexicaux et sémantiques.