tions bienveillantes de la Cour Impériale. Ce que j’ai à vous prier actuellement, Monsieur le Consul, se réduit à la demande de faire passer en Russie, de la manière la plus sûre et avec toutes les précautions nécessaires, le groupe de ducats, les deux cassettes que Mr. Kirico vous fera parvenir par ce courrier, et le paquet marqué A. que je vous avais précédemment envoyé par Mr. Yolkoff, qui contiennent des effets et des papiers d’importance, et dont la conservation infiniment m’intéresse, et de les faire déposer en quelque lieu sûr. Je vous prie en outre de faire en sorte que toutes ces paquets passent intacts, et sans être ouverts sur la frontière je vous en aurai la plus grande obligation. Je me flatte que vous obtiendrez cette exception en ma faveur, d’autant plus facilement que depuis très longtemps il n’a existé, et il n’exite aucun mal contagieux en Turquie, et encore moins en Valachie et Moldavie, comme vous ne l’ignorez pas. Au reste, je crois absolument inutile de vous en recommander le secret; votre prudence et la circonspection avec laquelle vous agissez dans toutes les affaires m’en sont les gérants les plus sûrs. J’ai l’honneur d’étre avec la considération la plus distinguée.. . (signé) Constantin Ypsilanti Le 14 février 1806 dos. 128/1806, f. 57-58 No. 4. Bucure§ti, 1806, marlie 20 (1); C. Ipsilanti cere lui 1. Bolkunov sâ-i trimitâ patenta de supus rus a lui Manuk bei precum ÿi cîfiva ofîferi ruçi pentru a prelua comanda gârzii sale de cazaci. Copie. A. Monsieur le Consul Général. 11 y a déjà longtemps que j’ai sollicité de Monseig. le prince Czartorinsky la protection de Sa Majesté Impériale pour l’Arménien Manouk. En m’annonçant l’obtention de cette grâce, le Prince me dit qu’il serait inscrit comme Arménien d’Astrakan. Je ne reçoit point sa patente; il en est très impatient; il m’obsède, et ce homme, l’ami, le confident et le dépositaire des richesses de Tersénik oglou, se trouve un personnage très important pour mes intérêts, ceux de ma Principauté, et même pour ceux de Sa Majesté Impériale, qu’il peut servir fort utilement en beaucoup d’occasions. Veuillez donc bien, Monsieur, je vous le demande avec instance, m’obtenir et me faire passer le plus promptement possible cette patente, que Manouk gardera dans le secret jusqu’à la circonstance qui pourrait la lui rendre nécessaire. Mr Kirico c’est chargé de vous parler de nos Cosaques et de tout ce qui leur est relatif. Il a dû vous dire combien il nous était indispensable que vous voulussiez bien nous faire arriver des officiers, tout au moins un pour les commander. Il faudrait encore que ces officiers, ou cet officier, fut connu d’eux, propre à conduire cette espèce de troupe et à faire respecter son autorité. Je vous réitère, Monsieur, ma pressante prière pour la plus célère expédition de ces deux objets. J’ai l’honneur d’être avec la considération la plus insigne... (signé) Constantin Ypsilanti Bucarest 20 mars 1806 P. S. Je vous envoie une lettre pour le Prince Czartorinsky. Ayez la bonté de l’acheminer par cette même estafette. dos. 128/1806, f. 100-101 No. 5. Petersburg, 1806, aprilie 25 (7): A. Czartorijski cere lui Italianski, ambasadorul Busiei la Conslan-tinopol, sâ obfinâ un firman sau un berat de recunoaçterc a armeanului Manuk Mardirossov ca dragoman al Consu-latului General rus din la§i. Copie de la dépêche du prince de Czartoryski à Mr d’Italinsky en date du 25 avril 1806. L’Arménien Manouck Mardirossow ayant rendu des services essentiels au Consulat de S.M.I. en Valachie, vous voudrez bien M. demander à la Porte un bérat ou firman par lequel il soit reconnu en qualité de dragoman du dit Consulat avec la jouissance de tous les droits et privilèges affectés aux sujets Russes. 469