Aussitôt que vous aurez obtenu cette pièce, je vous invite à la faire passer à l’Arménien Manouck par l’entremise du Sr. Kirico, notre consul à Bucarest. Je suis. . . dos. 128/1806, f. 136 Vf). 6. Bucureçti, 1806, mai 19 (31): C. Ipsilanti câtre /. Bolkurwv despre oprirea inlerveiifiei eu privire lu obtinerca unui berat penlru Manuk bey fi primirea pntentei de supus rus a acestuia, recomandindu-i ca ofijerii rufi care vin la consulat sd fie imbràcali in costume de negustori cazacli. Copie. Monsieur le Consul Général ! Je reçois la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 4 de ce mois, avec le paquet qui y était joint. Vous avez très sagement et très heureusement pensé de garder la dépêche concernant la demande d’un berat pour Manouk. Ce serait une mauvaise recommandation pour cet honnête homme, en tout temps, mais encore plus dans le moment actuel, où indépen-dument des autres circonstances, vous ne pouvez ignorer les nouvelles dispositions de la Sublime Porte envers les barateurs. Cette dépêche sortie de vos mains pourrait devenir publique, et il importe pour toutes les considérations qu’elle reste ensevelie dans le plus profond silence, parce que si la chose venait à transpirer, ce galant homme serait perdu. Je ne crois pas non plus que la patente de protection qui m’est adressée pour lui remplisse l’attente que je lui avait donnée, d’après ce qui in’avait été écrit. 11 était question d’un acte d’indigénat, comme Arménien d’Astrakan. Au surplus je verrai si cette patente lui suffit et j’aurai l’honneur de vous en écrire. Je suis on ne peut pas plus satisfait des ordres secrets donnés au général en chef Micliel-son. Un officier qui a passé par ici il y a qulques jours, en très bel uniforme, a été l’objet, par cette seule raison, des conjectures les plus indiscrètes. Il est donc indispensable que ceux qui vont venir soient adressés à Mr. Kirico, travestis en simples et mauvais habits de voyage, et qu’ils cachent soigneusement leur état ; même ils feront bien d’arriver en costume de ces négociants russes qu’on appelle Kasaklis. J’ai l’honneur d’être avec la plus insigne considération . . . (signé) Constantin Ypsilanti Y. Bucarest le 19 mai 1806 dos. 128/1806, f. 140