108 ILEANA BERLOGEA ropHH h Mera(J)op o6o6maiomero xapaKTepa. IIohckh hobwx cpencTB M3o6pa*eHna y JleoHH.na Anapcesa oTBena/iH hcoôxozimmocth HenocpeflCTBenHOft h 6bicTpoii peaKUHH KaK peiyjibiaT nepe-whtoü hm flpaMbi b CBH3H c yTpaToîi Bepbi b 6y,ayiuyio counajibHyK) peBOJiiouHK) nocjie 1905 rozia. 5KejiaHHe HaftTH cbok) cfioptuy coneTaeTCH y JleoHHaa AHzipeeBa co CTpeMjienHCM npHcœatiHHTbcsi k chjihhm eBponeficKoro TeaTpa Hanajia XX BeKa Hafi™ zipaMaTHiecKHe cpeacTBa, coOTBeTcrByio-mne peBOJTFouHOHKOMy noflbCMy anoxH, hcoôxouhmocth bbccth b TeaTp Ba*neiiiunc npoô.ieMbi COBpeMeHHOCTH. EBponeflcKaa ny6jiHKa c caMoro Hanana iipnnsuia c 3HTy3Ha3MOM JleoHH.ua AHapeeBa, bhzih b HeM He TOJibKO HCTHHHoro npoao^îKaTefla HaHJiynuiHX TpaüHLiHH pyccKofi jiHTepaTypbi, ho m xyjiœKHHKa, tohko nyBCTByioiuero 6HeHHe Bena, oxBaweiiHoro MpanHbi.M ripennyBCTBHeM, xapaKTep-hwm fljiH nepHona KpH3Hca, nepe*HBae,Moro HTejuiHreHUHefî b nepexoÆHyio anoxy ot KanHTajiH3Ma k nMnepnajiii3My. B pyMHHCKOM Teaipe JleoHHna An/ipeeBa cTaBHJiH c ôojibWHM ycnexoM b nepno/i Mcwcny flByM» MHpoBbiMH BofiHaMH. CneKTaKJiH, nocTaBjieiiHbie no ero apaMaTypiUH, otkphjih pyMWHCKoti nyÔJiHKe, b nepByio o>iepcnb, An/ipeeBa — ncnxojiora, KOTopbift tohko h c MyBCTBOM noKa3aji MejioBeHecKHe rpananHit b nbecax, KaK EKamepuna MeaHoena, Aiiifîucca, Mbtc.ib, IJpoçfieccop Cmo-puifbiit, Gaudeamus h Tom, Komopbiü no.iyuaeni nocufe'tunbi. LA DRAMATURGIE DE LEONID ANDREEV ET LE THÉÂTRE ROUMAIN (Résumé) Dans cette étude on fait l’analyse de quelques uns des traits caractéristiques de la dramaturgie de Leonid Andreev, en y spécifiant son rôle de novateur des moyens d’expression litté-raire-dramatique. A rencontre de sa prose, où Andreev est resté fidèle aux traditions réalistes de la littérature russe du XlX-e siècle, dans sa dramaturgie il a adopté dès le début les procédés symbolistes en les enrichissant substantiellement par l’emploi audacieux d’allégories et de métaphores à larges sens généralisateurs. La recherche de nouveaux moyens d’expression a répondu chez Leonid Andreev à une profonde nécessité de communication directe et violente du drame, vécu par lui-même, après 1905, lorsque sa confiance dans la victoire de la révolution sociale s’était effondrée. En même temps que la poursuite d’une forme personnelle, on décèle aussi chez Leonid Andreev l’adhésion spontanée aux efforts que faisait, au débutdu XX-e siècle le théâtre européen, pour découvrir des procédés dramatiques adéquats à l’élan révolutionnaire de l’époque et à la nécessité de faire débattre par le théâtre les grands problèmes du moment. Leonid Andreev a été accueilli dès le commencement avec un enthousiasme tout particulier par le public européen qui a vu en lui, à part l’authentique continuateur des meilleures traditions de la littérature russe, l'artiste sensible aux agitations du siècle, tourmenté par les anxiétés spécifiques au moment de la crise vécue par les intellectuels à l’époque du passage de la société du capitalisme à l’impérialisme. Durant l’entre-deux guerres, Leonid Andreev a été représenté avec beaucoup de succès, par le théâtre roumain. Les spectacles créés d’après sa dramaturgie ont révélé au public surtout l’An-dreev psychologue, celui qui a analysé la souffrance humaine avec finesse et sensibilité dans des pièces telles que: Catherine Ivanovna, Anfisse, La Pensée, Le professeur Storitzin, Gaudeamus et Celui qui reçoit des gifles.