118 GHEORGHI DANCEV eu l’heur de connaître. L’auteur prouve que le manuscrit no. 1108 est bien l’original de la copie se trouvant à Troian, portant de plus l’autographe de l’un des traducteurs. Ils sont au nombre de deux : le pope Spas, fils de Hristo de Plevna, et Lazar, fils de Dimitrov. La traduction a été faite, tel qu'il ressort clairement des annotations du manuscrit no. 1107—pareillement autographe — en 1813 à Caracal, en Roumanie, où les deux traducteurs s’étaient réfugiés en 1810 au moment de la retraite des armées russes de la rive sud du Danube. De plus, l’auteur signale pour la première fois l’existence de deux autres traductions de r„Alexandria“ du roumain en bulgare : l’une conservée sous le no. 1110 à la même Bibliothèque de Sofia, date de 1826 et appartient à Daskal Todor Pirdopski, le lettré bien connu de l'époque de la Renaissances bulgare ; cette traduction a été faite dans le village du même nom (Pirdop). Le manuscrit en est autographe. L’autre traduction, en fait la quatrième actuellement connue, se trouve également conservée — sous le no. 797 — à la Bibliothèque Nationale de Sofia, mais il n’en existe plus qu’un fragment de 8 feuilles. Elle a été faite par Jean Raikovic Kiphalov de Teteven, lequel — ainsi qu’il en appert du titre conservé — a employé la troisième édition de r„Alexandria" roumaine. La date d’impression de cette édition étant inconnue, il n’est pas possible d’établir non plus la date de la traduction bulgare. Elle est, néanmoins, postérieure à l’année 1824, date de la parution de la seconde édition de r„Alexandria“ de langue roumaine. Selon l’auteur, la plus répandue des quatre traductions bulgares d’après l’„Alexandria'' roumaine, est la deuxième, celle du pope Spas et de Lazar Dimitrov. On en connaît 5 manuscrits : deux, autographes des traducteurs ; la copie se trouvant au monastère de Troian ; une copie provenant de Vratza et un manuscris découvert par le signataire de l’article à Tîrnovo en 1964. Les traductions de r„Alexandria" du roumain en bulgare moderne représentent une étape, peu connue jusqu’à présent, des relations culturelles bulgaro-roumaines au XIX e siècle.