ISTORIOGRAFIA ROMANA VECHE 199 KOTopyio npeACTaBHji KaK nonHyio rioóejiy, hckjiiohhb (¡>aKTbr, — hmcioiiihcch b HCTOHHHKax, — 06 OTCTyruieHHH rocnoaapa nepea ripeB0cx0iiamnMH cHJiaMH npoTHBHHKa. 3Ta CTpaHHua H3 xpoHorpa(J)a Moxca nocjiy*nua hctohhhkom BzroxHOBeHHH ffia Harnero BenHKoro nosTa Maxanna 3MHHeeKy b ero III ÜHCbMe, rae SrnBa npn PoBHHe oimcaHa c coxpaHeHHeM Tex *e fleTajicü. TaKHM 06pa30M, 6jiaroaapa MoKca OT3ByK .upeBHeií BH3aHTHiícK0-K)»CH0CJiaBaHCK0Ít HCTopHorpa(J)HH Hanieji CBoe OTpaaceHHe b oahom H3 Bbiuaiomnxca npoHiBC/ienHM coBpeMennoií pyMwncKofi OTTepa-Typw. He BW3biBaer covwenHií (¡)aKT Hcn0jn>30BanHa MaTepuajia i0>KH0CJiaBaHCKHx xpohhk npa penaKTHpoBaHHH Hanajibnoñ nacra KanmaKymucKoü Aemonucu, nepBoií hctophh BanaxHH Ha pyMbIHCKOM a3bIKe. /IpyrHC MyHTaHCKHe XpOHHKH MajIO 06pamaK>TCH K 3THM HCTOHHHKaM, a OTKpbiBaioT, BMecTO HapoflHbix xp0H0rpa(J)0B, BH3aHrafiCKyio HCTopnorpaHH h KOKHOCJia-BaHCKHx jieTonHceii npocjieraBaerca b BajiaxHH flo nepBbix flecamneTHÜ XVII BeKa. B cepeflHHe XVII BeKa KaK b BanaxHH, Taic h b MonaaBHH, apeBHaa pyMbiHCKaa HCTopHorpa(j>Ha BCTynaeT b HOBbiñ 3Tan — ryMaHHCTHHCCKHit, a 3aTeM — coBpeMeHHbiit. Il0Ka3aTejTbH0 fljia 3toü hoboü opneHTaiiHH, mto xotk Ha npoTaaceHHH Bcero XVII BeKa nepeBOiisTca o6bCMHbie xpoHoepatfibi Kan c rpeiecKoro, TaK h c pyccKoro «3MK0B, ohh He Haxo/jax mnpoKHíí onuiHKa b HCTopHorpaHH, ocTaBaacb npocro KHHraMK ana nxnpoKoro Kpyra HHTaTejieñ. L’HISTORIOGRAPHIE ROUMAINE ANCIENNE (XVe — DÉBUT DU XVII® SIÈCLES) RAPPORTÉE A L’HISTORIOGRAPHIE BYZANTINE ET SLAVE (Résumé) C’est aujourd’hui un fait bien établi que dans le contexte des relations politiques et culturelles des Pays Roumains avec Byzance et les Etats slaves du voisinage, l’ancienne culture roumaine s’est développée en contact étroit avec la culture byzantine et slave, au commencement avec la culture slave du Sud, ensuite aussi avec celle de l’Est et du Nord. L'apparition et le développement de l'historiographie roumaine ancienne constituent l’un des aspects notables des relations roumano-slavo-byzantines. L’on a fréquemment insisté sur la parenté entre ces historiographies, en même temps que l’on a relevé les traits qui sont propres à l’historiographie roumaine ancienne. I. Bogdan, N. Iorga, V. Grecu, N. Cartojan, St. Ciobanu, P. P. Panaitescu et d’autres sont à mentionner en ce sens. L’auteur du présent travail se propose de faire un exposé de synthèse fondé sur le matériel de documentation et la bibliographie dont on dispose jusqu’à present dans ce problème. La première partie du travail présente les copies effectuées par les Roumains d’après les traductions slaves des chroniques populaires byzantines et d’après les écrits historiques originaux des Slaves du sud qui se trouvaient dans l’aire culturelle de Byzance. La conclusion qui ressort à la suite de l’examén de tous ces documents porte à penser qu’exception faite de la chronique de Jean Malalas — dont nous ne connaissons actuellement aucune copie roumaine— ainsi que de quelques „biographies" et „généalogies“ serbes, les lettrés roumains ont eu connaissance et ont fini par copier l’ensemble de la production historiographique slave méridionale, qu'il s’agisse de traductions d’après les chronographes byzantins ou de compositions originales. Parmi les manuscrits slaves copiés par les Roumains, on y cite : le chronographe abrégé du Patriarche Nicéphore, les chroniques de Georges le Moine (Gheorghios Monachos, Hamartolos), de Siméon, magistros et logothète, de J ean Zonaras, de Constantin Manasses, La vie de Saint Sava, le premier des archevêques serbes, Jans la rédaction de Théodose, Le Sbornik de Danilo, La vie d’Etienne II y os 777 Delanski par Grégoire Tzamblak, quelques Chroniques serbes, ainsi que la Chronique bulgare des années 1296—1413. Il n’est pas rare que certaines de ces copies roumaines soient des exemplaires uniques, utilisés d'ailleurs comme source à des éditions modernes. C’est le cas de la chronique de Siméon, magistros et logothète, éditée par l’Académie Russe en 1905 d'après le seul manuscrit slavon