306 MARIA ZDRENGHEA 2 Le correspondant de noo^miïe 15/3, un singulier neutre, est rendu par învâtâturile (les préceptes) et K'hctK* 3aob;k 16/4, où le nom et l’adjectif sont au singulier, ont en roumain la forme du pluriel: toate râutâtile (toutes les méchancetés). Dans les deux cas, la traduction inexacte du nombre n’amène pas un changement de sens, bien au contraire, elle le met mieux en évidence. On rencontre aussi la situation inverse, où le pluriel est rendu par le singulier : o ropt kaekéthhkoiVI 22/1, en roumain: o amar mincinosului (malheur au menteur). La traduction erronée du cas est significative dans l’exemple suivant: mko kh hé pdi-iS/HtTf HdKOHd /Viotro 8/3, en roumain câ voi nu înteleserâti legii mele si scripturilor mele (littérairement: car vous n’aviez pas compris à ma loi et à mes écritures). En slave iiHcaHÏa et aaKona sont des objets directs tout en étant au génitif à cause de la négation. Ne connaissant pas bien la langue slave, le traducteur a traduit d’une manière mécanique par le datif, cas qui, en roumain, a la même forme que le génitif. Les mots composés posent de grosses difficultés au traducteur. Ainsi 3aotkopi;h 7/6 est traduit par râilor (méchants/que vous êtes/), suivi immédiatement par fâcâtori râi (malfaiteurs), le traducteur ayant été sans doute mécontent du premier terme, ce qui dénote chez lui, d’une part, de l’incertitude et, de l’autres, le souci de traduire le plus exactement possible. Nous remarquons, en passant, le syntagme nom-}-adjectif qui, comme nous l’avons montré ailleurs, n’a pas pris terrain en roumain. Parfois les mots composés sont rendus par des périphrases. D’autre fois ils sont analysés, ce qui dénature bien entendu leur sens. Tout cela nous suggère indirectement les difficultés qu’a dû vaincre le traducteur du fait qu’il ne connaissait pas suffisamment la langue slave et qu’il n’était pas soutenu par une tradition littéraire roumaine bien consolidée. Encore un exemple : le slave 3A0