37 CONTACTS ENTRE L’HISTORIOGRAPHIE ROUMAINE ET TCHÈQUE 445 tion de Stanimaka, consignée par Safafik ; le résultat de son analyse est le contraire de l’avis de Safarik. 1. Vers la fin du siècle, Onciul reprend le problème, pour le développer dans un ouvrage plus étendu. Sa contribution ne paraît que la dernière année du siècle passé et ne portant que sur une période où la formation de la Vala-chie,2 en tant que Principauté, se produit dans le contexte des relations avec les peuples balkaniques, Onciul se référera surtout aux thèses et aux arguments historiques de Jirecek. Qu’il s’agisse de relations ou de contacts avec ces peuples — comme, par exemple, l’origine sud-danubienne des Bassarab 3 — de la restauration de l’orthodoxie dans l’empire bulgare aussi bien qu’en Valachie, par loan Assan 4, de la domination des bulgares au nord du Danube 5, ou qu’il traite d’autres événements des Balkans, — comme serait l’existence d’une principauté de Chrys sur le cours d’eau de Vardar, dépendente de l’empire de Ionitza8 — , de la conversion au christianisme des bulgares 7, et autres, Onciul s’appuie sur les constatations et les conclusions de Jirecek. IV. — Conclusions Ainsi que nous nous le sommes proposé au commencement de notre recherche, nous nous arrêterons à l’orée du XX-e siècle, bien que les historiographes roumains continuassent, même après 1900, d’avoir recours aux conclusions scientifiques auxquelles étaient arrivées l’historiographie et la philologie tchèque dans la sphère de l’information et de la documentation, qui deviennent du reste toujours plus larges. Notre décision se lie aussi à la constation qu’après 1900 les thèses roesleriennes perdent — et vont toujours en perdant — de leur actualité, puisque les prémisses politiques et sociales qui les avaient générées, en formant le point de départ de cette dispute d’historiens, autour de la genèse du peuple roumain, avaient disparu. Jugée dans son ensemble, la dispute des historiographes qui forme l’objet de notre recherche, ainsi que la participation de l’historiographie et de la philologie tchèque au combat des thèses roesleriennes et hunfalvyiennes, au cours de la troisième phase de cette dispute, suscitent, à notre avis, les conclusions suivantes : — La problème de la formation du peuple roumain, qui — dans les chroniques du Moyen-Age et de la Renaissance — n’apparaît qu’incidentelle-ment et de manière purement descriptive, devient, à partir de la seconde moitié du XVIII-e siècle, toujours plus actuel. Eveillant tout premièrement l’attention des historiographes idéalistes allemands, ceux-ci deviennent avec 1 Ibidem, XXVI (1892), p. 257 (P. § a f a f i k, Otazky obianského pisemniclvi, Prague 1870, p. 94). 2 D. Onciul, Originile Principatelor Romàne, Bucarest, 1899. 3 Ibidem, p. 11 (K. J i r e t e k, Geschichte der Bulgaren... p. 58 — 59) 4 Ibidem, p. 41 (Ibidem, p. 258) 5 Ibidem, n. 26 (Ibidem, p. 168) 6 Ibidem, p. 35 (Ibidem, p. 231, 232, 240, 243). 7 Ibidem, p. 138 (Ibidem, p. 153).