Maïakovski par le «dédoublement», affirmant que l’étude de sujet confirme l’intégrité de sa poésie. Dans le cadre de ce thème ainsi délimité, l’auteur définit un à un les principes fondamentaux de l’esthètique Maïakovskienne : solidarité envers le parti communiste, commande sociale, assimilation de la poésie à une «production», antiépigonisme, oralité. Plus loin, il examine la manière dont s’ofère la transposition de ces principes en sujet de poésie et dans ce but, il analyse les caractères spécifiques de la métaphore dans l’oeuvre de Maïakovski : les différents procédés par lesquels il réalise des images frappantes, les moins usitées, la matérialité de la métaphore, la succession parallèle des deux séries de phénomènes comparés, le développement des métaphores, les différentes sources d’enrichissement de son vocabulaire poétique. L’hyperbole maïakovskienne se trouve analysée d’une manière particulière, l’auteur étant d’avis qu’il ne peut être question d’éléments « fantastiques » dans un poème comme « Ilpo 3to» le poète s’étant servi en fait pour sa construction d’hyperboles développées. Dans la dernière partie, on montre succintement, comme les principes de l’esthétique et les innovations poétiques ont déterminé Maïakovski à introduire dans sa poésie ses innovations bien connues dans le domaine du rythme, de la rime et de la strophe.