CJiaBHCT MKII IlIITepeCHblii HayHHBIMIl BOnpOCaMII, nOCTaBJieHHHMM nOJIbCKHMH K" o p p e c n o h a e u t a m h M. Bor^ana. B npcmiBOBec yTBepjKfleHHHM HeKOTopbix pyMUHCKHx 6ypœya3Hbtx yne-hux (|)MJX0Ji0r0B, aBTop flOKa3HBaeT, hto HoaH Bor^aH npenoaaBaji b Eyxa-peCTCKOM YHHBepcHTeTe Kypc coBpeMeHHoro nojibCKoro H3HKa b ijejmx n0flr0T0BKH cneynaJiHCTOB ajih nccJieflOBaHHH oômiipHHX MaTepiiajiOB, Kaca-KimHXCH HCTOpHH PyMbIHHH H XpaHHIIl,HXCH B nOJIbCKHX apXUBaX H 6m6jIHO-TeKax. B BaKJilOHeHHe, b CTaTbe nofl^epKHBaeTCH neoôxofliiMocTb yrJiyÔJieHiiii COTpyflHHHeCTBa MeîKfly pyMblHCKHMH II nOJIbCKHMH CJiaBHHOBeflaMH. COTpyg-HHHecTBO b 3tom nanpaBJieHira ôy^eT npoflOJiîKeHHeM Tp3311141111. ycTaHO-BJieHHOü MoaHOM Bor^aHOM ceMb^ecHT jieT TOMy Hasap;. LES RELATIONS DE IOAN BOGDAN AVEC LES PHILOLOGUES POLONAIS ( Résumé ) Ioan Rogdan (1862 —1919) a été le plus grand slaviste que nous ayons eu jusqu’ici. Formé à l’école de Vatroslav Jagic et, en particulier, à celle des universités russes (St. Pétersbourg, Moscou) il a ouvert la voie d’une manière éclatante aux études slaves en Roumanie. Il a entretenu des relations scientifiques avec les slavistes les plus éminents de son temps, aussi bien avec ceux des pays slaves qu’avec ceux du reste de l’Europe. Les relations de Ioan Rogdan avec la Pologne ont débuté vers 1887 — 1888 lorsqu’il a étudié à Vienne la langue polonaise avec le polonais Lecyewski appartenant à la chaire de philologie de Vatroslav Jagié. C’est au cours de ses études en Russie, au printemps de l’année 1890, que le slaviste roumain paraît avoir connu le grand linguiste polonais J. Baudoin de Courtenay de {’Université de Juriev. Pendant l’été de 1890 Ioan Bogdan a fait des études et des recherches à Cracovie, où il a connu: Lucien Malinowski, le fondateur de la dialectologie scientifique en langue polonaise, le sanscritologue Léon Maiikowski, Antoine Kalina et le bibliographe Joseph Korzeniowski. Ioan Bogdan a entretenu des relations d’amitié, d’information et de collaboration scientifique, en particulier avec son ancien professeur de l’Université de Cracovie Lucien Malinowski et avec Joseph Korzenowski. Cinq lettres en langue polonaise écrites par ces derniers ont été conservées dans la correspondance de I. Bogdan, et l’auteur du présent article les publie dans leur texte original et en traduction roumaine, comme source intéressante pour l’histoire de la slavistique roumaine et polonaise, en raison des problèmes scientifiques posés par les correspondants polonais du slaviste roumain. Enfin, contrairement à l’affirmation de certains philologues roumains bourgeois, l’auteur prouve que Ioan Bogdan a tenu aussi, à l’Université de Bucarest, des cours de langue polonaise moderne, en vue de préparer des spécialistes capables d’étudier l’abondante documentation concernant l’histoire de la Roumanie, qui se trouve dans les archives et les bibliothèques de Pologne. La fin de l’article souligne la nécessité d’une collaboration plus approfondie entre les slavistes roumains et les slavistes polonais d’aujourd’hui dans le sens de la tradition inaugurée par Ioan Rogdan il y a 70 ans. 326