nip'HIrit, Il paClipOCTipK P<^I!,Hs CKOII II H.-kAOAVttAP'hH'K* CKWÜ CKHill-fTAIIMH^, ll,apHHd ÉAeil/TV, CK/ftTK p'Kl^\adIIIÉ, Olia ÎIÎÉ OKKHKIUH C Tan,v,apiiAa ck^htîaI- CKoiro \-paEparoa Hpoa 51. Donc, bien que l’activité des ateliers slaves de Moldavie ait été plus importante au XVIe siècle-—de nombre des manuscrits de ce siècle parvenus jusqu’à nous étant supérieur à celui du siècle précédent — et que l’activité culturelle slavo-moldave touchât formellement pendant ce siècle à des questions plus importantes, la langue médio-bulgare avait cessé d’être une force vivante, génératrice d’œuvres littéraires nationales. L’époque à’Étienne le Grand marqua, donc le point culminant de la culture slavo-roumaine. Toutes maigres que soient les données certaines que nous possédons au sujet de la littérature slavo-roumaine et toute sommaire que soit la présentation synthétique que, nous venons de lui consacrer — en cherchant à mettre en évidence les traits essentiels de son développement et son sens historique — il est certain qu’elle ne fut pas une simple manifestation d’ordre théologique et que ses transmissions ne représentent pas seulement un capital religieux. Nous avons signalé en temps voulu les rapports existant entre l’activité des ateliers de copistes de Neamtz et de Putna et la vie de l’État, celui-ci étant le commanditaire de l’activité de ceux-là ; nous avons souligné ensuite que cette activité fut aiguillée sous la pression des besoins de l’État, vers la transmission d’autres écrits slaves, nécessaires à l’organisation et au développement de la vie de l’État. De nombreux manuscrits contenant des textes apocryphes — les uns même contraires à la vraie foi et aux canons —, ainsi que des écrits purement littéraires (depuis des légendes bibliques jusqu’aux romans moralisateurs), prouvent que la littérature slavo-roumaine s’adressait à un public plus large que celui des monastères ou des églises, et que son activité desservait des domaines bien plus étendus que ceux desservis, dans l’intérêt de l’Etat, par le letopiset et les ouvrages juridiques. L’expression des sentiments, non seulement dans le texte du letopiset, mais également dans certaines inscriptions, comme celle de Râzboieni, implique et atteste du point de vue grammatical et stylistique en fait la connaissance et l’utilisation courante de la langue slave. A cet effet nous disposons de deux documents certains et catégoriques. Au début de novembre 1504, Étienne le Grand reçut une ambassade polonaise au sujet de la Pocutie. Le rapport adressé par l’ambassadeur Pirleij à son roi rend compte de la conversation qu’il eut avec le voïévode et avec le logothète de ce dernier. Nous citerons du texte de ce document rédigé en latin de l’époque 52, l’une des répliques du voïevode : 61 Ibidem, ouvr. cité p. 159 52 1 o n Bogdan, Documéntele lui fletan cel Mare, Bucarest, 1913, II, p. 472 —82, doc. CXCI. 222