vice-consul d’Autriche, Atanasovici, s’employait à diminuer leur nombre le plus possible et à expulser les plus turbulents. En échange son successeur Huber, qui était vice-consul à Galatz en 1841 et son agent Sgardelli, s’étaient constitué avec ces réfugiés balcaniques un véritable parti. Ces Serbes et ces Bulgares avaient volé en plein jour, avec l’approbation de ces deux agents, 127 « chile » (mesure pour les céréales) de blé appartenant à un négociant piémontais et l’avaient chargé sur un bateau autrichien. Ils étaient prêts à répondre au moindre appel du vice-consul Huber ou de son agent Sgardelli, et troublaient souvent la tranquillité du port. Une autre querelle survenue entre Serbes, Bulgares et Grecs (à Galatz seulement il y ouvrage paru sur l'insurrection de Braiila et basé sur des documents: Turburäri revolutionäre tn fara Romtneascâ tntre anii 1840—1843, dans les An. Ac. Rom. Mem. Sect. Ist. série II, Tom. XXXIV, Bucarest, 1912. Les documents utilisés par lui ne comprennent pas uniquement les documents ci-dessus, il se sert surtout des copies des rapports consulaires conservées par l'Académie roumaine ainsi que des documents roumains des Archives du Ministère des Affaires étrangères de Bucarest. Mais tous les ouvrages bulgares cités plus haut n’ont pas été utilisés par Filitti. St. Romanski nous a donné sur les insurrections de Braïla de 1841 un ouvrage plus complet et basé sur la majorité des documents et études parus jusqu'alors et sur des documents inédits : BpauMKU ucmopUKU 1841 —1843. Cmyduü u donyMenmu orm> Cmom'b Pomühcku, i, BtJieapcKa emcmanmecKa ne ma omb 1841 eod, în C6. B. A. H. III, Sophie, 1914, p. 1—143. En 1906 déjà N. Iorga lors de la publication des premiers documents sur les insurrections de Bràila exprime l'opinion que des documents officielles roumains relatifs à ces insurrecions doivent exister aux Archives de l'Etat. Le dossier (Arh. Stat. dosar adm. noi. 989/1841 — Delà dupa raportul ocirmuirii dä Brâila pentru alcâtuirea unui numâr de sîrbi în oraç voind a trece în Turcia înarmati) a été trouvé par l'académicien St. Romanski qui a publié les actes les plus importants dans son étude citée plus haut. Il a copié ensuite aux archives de Vienne tous les rapports diplomatiques se rapportant au mouvement insurrectionnel de Braïla. C'est à dire: les rapports envoyés à Metternich par l'agent diplomatique autrichien à Bucarest Timoni, ceux de Huber, consul autrichien de Gala^i adressés a Timoni, les rapports de l’agent autrichien de Brâila Sgardelli adressés à Huber, celui que le baron Sturmer, internonce autrichien à Constantinople a adressé à Metternich, les rapports faits par Huber à Sturmer et le rapport adressé à Metternich par l'ambassadeur d'Autriche à Pétersbourg, Meysenburg. St. Romanski a également utilisé en partie les rapports que Billecocq, consul général français à Bucarest a adressés à Guizot et dont les copies se trouvaient à l'Académie roumaine et les a publiés dans l'étude dont nous avons parlé et qui est une bonne relation des événements de Brâila de 1841. Cette étude de l'académicien Bomanski parue en 1914, avait été remise dès 1913 à l'Académie bulgare pour publication. C'est pourquoi il n'a pas pu utiliser le volume XVII de la collection Hurmuzaki qui publie la même correspondance diplomatique française, avec en plus d'autres documents que Romanski n'a pas utilisés. En 1915 I. C. Filitti publie son ouvrage intitulé: « Domniile Romtne sub Regu-lamentul Organic 1834—-1848 », dans lequel il fait un bref résumé des événements de Braïla tels qu'il les expose déjà dans son ouvrage de 1912 (Turburäri revolutionäre. . .) mais sans se servir de l'ouvrage de St. Romanski ou des autres ouvrages bulgares. En 1918 on a publié dans la revue bulgare « CBÎTJiHHa HjnocTpauna »,», (XXVI, kn. III, IV—V si VI) les souvenirs de Tzani-Ghincev (1832—1894). Ghincev a habité à Odessa avec Rakovski qui lui a raconté les événements de Braïla. Utilisant aussi les informations que d'autres contemporains lui avaient données, Ghincev a écrit ses mémoires en 1894, mémoires qui n’ont été publiés intégralement que 57 ans après. Des erreurs et des confusions s'y sont glissées aussi. (Voir Dî M i n e v , — BpaHJiCKHHTt. 6yHTT> np'fes'b 1841 roÆHHa, no cnoMeHH Ha ü,aHH rnHqeBT>, Sofia, XV. 1941, 9, p. 557—558. M. Popescu a publié lui aussi des documents sur le même mouvement insurrectionnel dans: Documente inedite din preajma unirii Principatelor, Bue., 1928, ainsi que 239