dans le slovaque central, dans le slovaque oriental et dans la Croatie occidentale96. En slovaque il y a aussi « oblokar » — vitrier. À la base il y a « oblÿ »= rond, oblique, mot en rapport avec l’architecture romane. Les Roumains ont emprunté le mot « oblok » directement des Slaves, et non pas de la langue hongroise qui possède « ablak ». Slovaque « cipka » roum. cipka = dentelle — d’où le verbe cipciresc = je fais une dentelle. Roum. « colna » = hangar, slovaque kôlna = remise, hangar97. Le mot « doloji » = courroies qui relient le battoir au manche du fléau de («do» = à, dans; et «loziti» mettre, ajouter98. Et dosca = planche, attesté plus rarement aussi au pluriel « doste » = planches; slovaque « doska, dostenÿ — employé aussi par des écrivains comme Timrava, russe doska, paléoslave < düska. Ici l’ier était en position faible, mais il s’est vocalisé sous l’effet de l’accent ". «Dubar»tanneur, du slave « dQbi> = «chêne, parce qu’au tannage des peaux on utilisait l’écorce de chêne. Le mot « duhod » est largement répandu dans le sens de « goudron, oing pour les essieux des chariots ». En Moldavie « dohot » signifie aussi goudron à enduire les chaussures 10°. Au commencement ce « goudron » était extrait de la résine de bouleau « Birkenteer ». Il a signifié ensuite « poix ». Il est connu aussi dans la langue magyare dohot, tchèque dehet. Le paléoslave degvtb semble un emprunt aux langues baltiques, où il y a lit. degti = brûler ; degoti — degutas 101. « Duriâ », en slovaque «duchna » et « duchna » où il a le même sens « édredon, coussin rempli de duvet » que dans nos parlers du Cris. Ce n’est pas une forme « dunyha »10ii. « Dunavâ de cap » -etourdie, duneC — bourdonner. Quelques emprunts avec « g » ont pu venir de la vieille langue slovaque avant le passage g>h, c’est-à-dire avant le XIIIe siècle, ou bien de la langue ukrainienne avant le XIVe siècle. Iis peuvent être aussi des emprunts récents du serbe : gad = puces, poux et plus rarement « loups ». Serbo-croate gad — dégoût, aversion, mais le slovaque had (ancien gad) = serpent. Sur le Cris Noir on dit: « grude di sare » c’est-à-dire « bloc » ou bien « grudnita » = motte « zgrudnitâ », zgrunde,) paléoslave grçdü, slovaque « grud » et « gruda » > hruda = gleba, Scholle, motte de terre ; hongrois gorond103. « zgodeste » s’assortit, 96 I. Stanislav, Dejiny, I, p. 122; 129. 97 A. Y. Isacenko, ouvr. cité, p. 284 kôlna = hangar; kôlna na drevo. 98 M. K à 1 a 1, ouvr. cité, p. 103. Enregistré par L. Teaha. 99 De même dans ilska tëëéa = belle-mère et même dans des mots monosyllabiques: tü > to et autres (L. A. B u 1 a h o v s k i, HcmopmecKUÜ KOMenmapuü K pyccKOMy AumepamypHOMy aabiKy, M. 1950, p. 57. 100 I. Creangü l’emploie: Räbuind ciubotele eu dohot de cel bun. Tiktin Rum-deutsches XVôrterbuch, p. 558. 101 II est toutefois curieux qu’on ne le rencontre pas dans les anciens monuments de la langue russe. P. A. Cernych soutient cependant que « dohot » vient du lituanien et du letton. Onepn pyccKOÜ ucmopmecKod JieKCUKOAoauu. JlpeeHUÜ nepuod, Moscou 1956, p. 157). Du même avis sont J. Holub-Fr. Kopeënÿ, Etymolog, slovnlk jazyka éeského, 1952, p. 98. 102 I. K n i e z s a, ouvr. cité, p. 646 — 648. 103 I. K n i e z s a, ouvr. cité, p. 646 — 648. M. K à 1 a 1, ouvr. cité, p. 187. 186