antérieure ont évolué à d, et d+j à d; n+j est représenté partout en serbo-croate par h 19. ★ Une caractéristique du sous-dialecte moldave est la fermeture des voyelles â et e non accentuées, surtout des finales, en â (son intermédiaire entre à et î), respectivement i : casâ, vedi. Ce phénomène se manifeste aussi assez réguliè- ATLASUL UNGVISTIC ROMIN SERIE NOUA rement dans l’Est de la Valachie et dans d’autres régions daco-roumaines, mais dans ces dernières (comme par exemple dans la région du Cri§ et dans le Banat) il n’apparaît que sur des aires restreintes ou dans des localités isolées (v. carte 3). G. Reichenkron explique la fermeture des deux voyelles a et e dans le sous-dialecte moldave de la manière suivante : quand les Roumains sont arrivés en Moldavie venant du Sud (il résulterait donc de ceci que, selon G. Reichenkron, ils seraient venus du Sud-Est du territoire daco-roumain, c’est-à-dire de l’aire susmentionné, où d, e > d, i), ils fermaient les voyelles non accentuées sous l’influence de la prononciation des Bulgares de l’Est, mais sans arriver au stade 19 Ci. dans la localité de Gad (de la région de Timiçoara), le no. cartographique 37, enquêteé pour l’ALR : tfocn < *chotjç «je veux*, da doâeS < da "dodjei < du dojdeSi «que tu viennes ». 37