s’accorde. Aujourd’hui en slovaque « zhodit' » = s’accorder, s’assortir, zhoda = accord. « Iorgovan » = chauve-souris semble un emprunt du serbe-croate, parce qu’en slovaque et en hongrois il y a une forme non yodisée: « orgovan »104. Un vieil élément doit être jebrâlitor = aboyant, et « a jebrali» = bavarder, aboyer, comme le chien; paléoslave züber = dent, croc, slovaque ¿ebraC = aboyer, comme « brechat'», « tchèque « zabra », ukrainien zabry, russe zebry, hongrois « zsebre »105. « Palinca », hongrois « palinka », < paliti, est employé couramment dans la Transylvanie du nord pour de désigner signer l’eau-dé-vie de prunes doublement raffinée dans la fabrication de laquelle les Slovaques sont les plus réputés 106. « Pazne », = filasse, dérive probablement de « pojasü », mais avec la contraction «o/a> a» comme dans le slave occidental; slovaque « pasmo » lié à la notion de fileuse « pradenko »107. Toujours slovaque doit être « petita », = tas de gerbes, peti = cinq, slovaque « patica » (lisez petitza), serbo-croate petiat-monnaie de cinq centimes108. « Pec = « boulangerie » boulanger, slovaque « pekar », < pekti = cuire. Serbo-croate ou slovaque est « pitonci » bolets commes-tible pitom-a, o, c’est le participe passé passif < pitati = nourrir ; d’où en serbo-croate « pitomac » -élève lc9. Ribita, ribic, slovac, ribizle — groseilles. « Rudâ » = perche, est fréquent dans la langue des Hutzules, en slovaque, hongrois, allemand, ruthène. Sur le Criç Noir « smîrdâ »= laide ; du paléoslave, ir non er comme dans le slave oriental et le polonais; « smerd » est connu dans la Russkaia Pravda m. Zvornik = parloir, peut-être de