valaque: manâ «rouille» (du blé), pîlnie «entonnoir», si(â «échandole», etc.; ceux ukrainiens peuvent être trouvés dans le sous-dialecte moldave, comme hulub « colombe », quelques - uns aussi dans le Sud—Est du pays (là où apparaissent aussi des toponymes d’origine ukrainienne, comme on l’a vu plus haut), comme boroanâ(borunâ) «herse», lan «champs»; d’autres n’apparaissent que dans le sous-dialecte du Maramures, par exemple cusâiesc « je goûte », dîne « pastèque » ; d’autres encore sont communs au sous-dialecte moldave et à celui du Maramureç, comme stâtive « métier à tisser » ; ceux d’origine serbe sont caractéristiques du sous-dialecte du Banat : paore « laboureur, paysan », râchie « eau de vie », sumar « forestier », etc. Sans aucun doute, de tels mots apparaissent aussi au delà des limites des sousdialectes respectifs : horn „cheminée“ (< ukr.) s’emploie jusque dans la région d’Arad, ortac « compagnon » (< serbe) est arrivé jusque dans le Nord-Ouest de la Transylvanie. Mais de tels cas ne sont pas nombreux 38. Le problème de l’influence lexicale magyar este plus complexe. Il existe des mots d’origine magyare répandus d’une façon générale dans le dialecte daco-roumain (chin, fel, gînd, oras, talpâ, etc.). D’autres le sont moins. Bon nombre n’apparaissent que dans l’Ouest du pays, sur des aires coïncidant en général avec celle du 'sous-dialecte de la région du Cris : astalîs « menuisier », pec « boulanger » hinteu „voiture, fiacre“, sogor « beau-frère », pâlincâ « eau de vie », temeteu « cimetière » etc.39. Les mots provenant d’autres langues : tels les mots allemands dans le dialecte du Banat, les mots turcs en valaque et en moldave, etc. sont également spécifiques pour certains des sous-dialectes daco-roumains. Quant à l’influence exercée par ces langues, nous la considérons moins caractéristique pour les sous-dialectes roumains par le fait qu’elle se limite uniquement au domaine lexical. ★ Par conséquent, nous croyons qu’à la formation des sous-dialectes â, i, dans le moldave). D’ailleurs l’origine étrangère de ces phénomènes peut encore être discutée. Il 38 II existe une influence serbe aussi en Olténie, mais plus faible que dans le Banat. 39 Voir I. P â t r u dans « Studii çi cercetàri lingvistice » IV, p. 215. 42