russe. De là il a passé dans le slave ecclésiastique des Karpates. Les vieux tchèque « tet », et non pas « tôt ». On ne le trouve pas chez les autres Slaves 129. Les pronoms kazdÿ — chacun, ziaden — aucun n’existent que dans les langues slaves occidentales et orientales. Le pronom tünü ne figure que dans les langues slaves occidentales ten, mais en vieux slovaque il y avait ton avec T)>o, fréquent aussi dans des préfixes verbaux, tels que so-vo: vonmen—faites atention, vozvesti, vozmite jho moje = prenez mon joug. Le slave ecclésiastique des Karpates connaît aussi la forme verbale vrazu-meti, urazumeti — considérée par J. Jireëek comme un moravisme provenant de la langue slovaque. On rencontre aussi imà avec i, plus rarement meno, comme dans le slovaque courant. Ima se retrouve dans l’évangile de Vienne et dans le psautier de Klement, provenant, selon le même slaviste, de Moravie. Certains mots du slave commun sont considérés comme des moravismes à cause de leur forme: la simplification du groupe strysr : sreda, = mercredi, sretnuti = rencontrer, comme dans le slovaque central et le slave écclésiastique des Karpates. La forme «cirkevü » avec «i» s’explique toujours par le slovaque. La forme de ce mot en vieux tchèque était « cierkev » et ce n’est qu’à la fin du XIVe siècle qu’il est devenu cirkev. « Cirkev » est attesté dans les Feuillets frisiens, dans la deuxième partie écrite en Grande Moravie, dans les Feuilles de. Kiev; cirkvae et dans le psautier du Sinaï ; cirkovh (Chval’me pp. 14 et 241). L’aire de dispersion de la forme cirkev s’étend depuis la mer Adriatique à travers le territoire croate, la Slovaquie centrale surtout dans la région au-dessous des Petites Karpates et de Nitra d’où cette forme a passé en Pologne vers le XIIIe siècle ; cyrki, le nominatif était cirbky. La liaison du slovaque avec le groupe des langues slaves du sud, dans notre cas, avec la région serbo-croate, est confirmée aussi par dl, tl,> l, ort, oit, < rat, lat, et par l’instrumental sing. zenou