chose de plus important encore. Ses disciples pouvaient raconter en médio-bulgare non seulement des faits et des événements, mais même exprimer des sentiments. Ce qui prouve que cette langue s’était élevée en Moldavie au rang de langue de culture, et qu’elle tendait à assumer le rôle joué, par exemple dans la Hongrie féodale, par le latin médiéval. Toutefois dans le domaine de la stylistique littéraire le letopiset ne représente pas la phase suprême de la littérature slavo-roumaine. Dans le texte du letopiset apparaissent, — à côté de formes stylistiques empruntées aux sources étrangères, semblables à celle que nous avons déjà signalées comme ayant été identifiées par Ion BogdaniX dans l’ouvrage d’Hamartolos, et des mentions rappelant le style de la note écrite par le moine Gabriel sur la dernière feuille du manuscrit no. 136 de l’Académie de la République Populaire Roumaine déjà signalée — les premiers exemples de manifestations de sentiments propres, leur style étant cependant visiblement et catégoriquemment influencé par la mentalité et la vie monacale. Ek aHîto .¿SMiir, reiiSdpïd. ï. kk KTopmiKh, e kict eoh Hd KdcASii C'K CltAdAtH TSpCKdAUl H K'h3AV«Kf Gté^ANK K0ÉKC',â,a TC>rACTÏK> H IIOA\OI|lïiHCT'ki/î\ po>KAKiuAro ca ha cndceiiïe Hduie, h np"fe,s,MÉ ll\'k KCT'K HIK’bpHHII OHII I33HK KI K'h. WCTpHIO AVÉ'ld, H Hd^CUU/iN TOI’,\a Ef3 MHCAd AiHOKkCTKO AUICTO H S\'KdL|lÉHII Hllll!/Ï\ JKIIKH Ef3 MHCAd A\H03H, H>Kf H riOC/ftÉMÉHH KTilUl/ft ndKH, H/l» T'hKA\0 (AHCTO OCTdKHUIA JKHKd, C'hlHd CdK'K Hdllld, H Crfel’OKf HY'K H C'K KfAHKIIAMI CKHIITpil KTv3/î\TH E'kllll/A EÉKO,A,d C'K KKC/i\A\H EOH CKOH A\H I3K0 nOE’fe.J.OHOCeil.h 1SK HdCTÇAHÏH CKOH rpdA*» C^MdKCKH, h KTi3ÏA®lU/ft ÎA\8 Hd Cp/ftTfHÏÉ MHTpOnOAHTOy ÏÉpÉHf HOCKHKÉT Hdpk42. Reaucoup plus haut, sur l’échelle des valeurs stylistiques de la langue se trouvent d’autres textes moldaves du temps à’Etienne le Grand, ayant des caractères vraiment littéraires. i Voici par exemple comment est rédigée, dans la même langue médio-bulgare l’inscription érigée par le voïévode après le désastre infligé par ces mêmes Turcs, à son armée à Râsboieni (26 juillet 1476), inscription visiblement dictée par le voïévode, non seulement à cause du style direct employé 41 Cf. Vechile cronici moldovenesti, p. 30. 42 Ion Bogdan, Cronici inedite atingâtoare la istoria Romtnilor, Bucarest, 1896, p. 40 — 41. 219