mais surtout à cause de l’émotion, à peine contenue, qu’exprime le fragment central : ... K-h3AKII>KfC CHAHÏH fliajfMiT Hap'K TSSpCKÏÏI C'K K'KCkAUl CKOHAVH K'KCTOMNHAÎH CHA^AUI, CI|IE>KC H ïïacapaB KOÉKOAa HA3BaHÏH AaïlVTa. ripÏH-A« ck nhm ck kkcéa CKOfA KacapAi;cKv'/ft 3iA\A/iv npÏHAoiua iiA'knhth H rSKAMTH 3fA\AK> A\OAAaKCKC‘K> H A^HAc’lllil A® 3A{ Ha ‘«-kCTO HapH-na«A\ci kIîaïh ncTOK; h avki (>TfaN KOiKOAa h ck ckin«>a\ HaniHAV ÎlAf3aHAP<'A\ II3HA<'X«,‘" lip-fcA tlHAMI 3A* H CKTKOpHXOA\ C K HHA\H KfAHK pa3EOH A\Â\CfHa ICA KS. H A*nSl4MHÏCM KO>KHÉA\ IlOG-fcjKAÉNIl K-Klllia jfpicTÏaNt ot noraH n ncA0ll,a tS A\Horoe A\HO>Kf ctko ot AVjAAaK-CKH\‘ EOfJf43.... Cette digne et authentique expression de la douleur, véritable réalisation littéraire, n’est pas, ainsi que l’a fait observer N. Iorga 44, isolée, mais elle trouve son pendant dans le cri de joie de Vaslui (10 Janvier 1475) qui ressort de la communication faite par le prince, à cette occasion, aux Cours occidentales. ......lorsque nous avons vu une aussi grande armée, nous nous sommes levés courageusement en personne (avec notre corps) et avec nos armes et nous nouç sommes opposés à eux, nous avons battu à plate couture ces ennemis à nous et de la Chrétienlé et nous les avons écrasés et tous foulés aux pieds et nous les avons passés au fil de l’épée»45. Il est indubitable que les réalisations littéraire en médio-bulgare du type de celle de l’inscription de Râzboerti 46, caractérisées par la vivacité, la fraîcheur et l’émotivité — qualités stylistiques qui ont également pénétré les exposés du letopiset de Bistrita, où l’auteur, accablé d’amertune, s’est 43 Cf. l’évêqae Melchisedek, Inscriptia de la Râsboeni, dans les « Annales de l’Académie roumaine » 11-e série, t. VII. II section, Bucarest, 1883, p. 3 — 4. 44 Cf. Istoria literaturii romine, întrodueere sintética, Bucarest, 1929 p. 41. 45 N. Iorg a, Acte çi fragmente, III, Bucarest 1897. p. 91 — 92. 46 L’expression stylistique commune aux deux derniers textes cités — l’inscription de Râzboeni, rédigée en médio-bulgare, et la circulaire de 1475 conservée en plusieurs langues — pourrait indiquer que dans les deux cas nous nous trouvons en présence de traductions de textes rédigés d’abord en roumain. Le fait, en soi peut être admis comme probable tant parce que l’on sait que le traité de paix conclu entre Etienne et Jean Albert, le roi de Pologne (1499) eut trois rédactions, dont une « valaque » (cf. N. Iorga, Istoria literaturei romîne, intrdoucere sinteticâ. Bucarest 1929, p. 22; I, Const. Chirimía, Cele et aussi vechi urme de limba romîneasca, dans le « Rominoslavica » I, Praga 1948. p. 117 — 127, et aussi parce que le grammairien bulgare Konstantin de Kostenec (cf. « Starine » I, Zagreb 1869, p. 18) qui écrivait au début de XVème siecle, confirme que l’on écrivait le roumain avec des caractères cyrilliques, lorsqu’il donne un exemple de la prononciation de la lettre cyrillique--!!- en recourant au mot roumain bea (il boit). L’existence d’un brouillon roumain ne diminue pourtant, ni la valeur littéeraire texte du slave de l’inscription de Râzboeni, ni les beautés stylistiques de la langue utilisée. 220