vocable est donc attesté en roumain du XVI-e au XVIII-e siècle—et cela à travers toute l’étendue géographique de la langue. Or, le roumain connaît également le mot idol (=idole), par exemple dans la Psaltire Scheianâ 3l, où il rend le slave HA'rtK (du grec eïSwXov) ou HCToyKdNk (ayocXfia: statue) ou encore dans le chronographe déjà cité de Moxa3J. Néanmoins en roumain le mots boz n’est pas d’origine livresque, comme c’est le cas du terme idol. Nous en trouvons la preuve dans le fait que le singulier roumain boz dérive précisément du pluriel slave33. Ce détail est éloquent : il dénote qu’à l’époque où les Slaves païens vinrent en contact avec les ancêtres des Roumains, ils étaient polythéistes34. Pour les Roumains chrétiens, les divinités des nouveau-venus n’étaient que de vulgaires idoles. C’est là un argument qui contredit l’opinion mise en circulation au cours de ces dernières années que ou encore la fable « Omul çi idolul » (p. 158) — (cf. L’homme et l’idole de bois par La Fon taine): « Un om avea un dumnezeu de lemn. Çi de multe ori sà ruga la el sâ-1 imboga^eascà, iarfl acel boz nu-1 asculta. . . Un homme avait un dieu en bois. Et maintes fois il le priait de l’enrichir, mais cette idole ne l’écoutait point... 31 I. A. G a n d r e a, op. cit., Cf. psaume 105, verset 19: « Fâcurâ vitelu în Horivü çi înkinarâ-se idolului: lis firent un veau en Horeb et adorèrent l’idole i.e. la statue. (Cf. h cot-HopHiiid TMUa Rk XivpHR k, h neKAotiHuM ca hctSk