Kiev144). «Chorugovü < \'c>p,va”K = vexillum — étendard145). « likû » = choeur «likovati» = sauter, se réjouir; slovaque « plesat’». «Prachnen» est considéré aussi comme un moravisme. Il a remplacé le mot « zülü » = mauvais 146). Il y à aussi les pronoms i/o = quoi, nisto = rien, connus dans le vieux slovaque. Aujourd’hui, cette formme se conserve seulement dans les dialectes slovaques du sud. Des formes slovaques nouvelles sont « co, nie ». « Vladika » est employé dans le vieux sens de seigneur, empereur, chef d’une organisation de quelques importance: « Hospodi, Vladyko zivota mojeho = Seigneur et maître de ma vie147). Dans la Vie de Cyrille et de Méthode, les messagers de la Grande Moravie disent à l’empereur de Byyance: « Vladyko ». Dans le slave karpatique il y a aussi « Vladkyna » = maîtresse. On y conserve aussi beaucoup de grécismes de la langue de Cyrille et de Méthode: «liturgja, trapeza, episkopü, igumenü, ikona, chorü, synonyme de likü = choeur, dogmaty, jerej synonyme de kneaz. D’autres grécismes sont des calques; blagosloviti, qui gr. ÈoXoysw coexiste à côté de dobroreciti, calqué sur lat. benedicere = bénir148). Vïsedrzitelïest calqué sur le grec üavToxpàTwp = le Tout- puissant. Mais il y a aussi vsemohucy 148 bis), ou bien BtceMOxymH duc lat. omnipotens — le Tout-puissant149). Beaucoup de grécismes et de bulgarismes sont remplacés dans le slave karpatique par des moravismes ou par des latinismes, plus rarement par des germanismes: müsa< missa = messe, « kriz< italien du nord crçge = croix, koslol< castellum = église ; opatü = abbé, supérieur, münichü — moine, bis-kupü, = évêque zalmu = psaume ; obetù = sacrifice. Sobota dérive du gr. lit, <7â(3,3oTov par le latin à la différence du grec populaire ; càjxPaTov > Sçbota. avec une nasale, conservé dans le hongrois szombat150). D’autres fois, dans le slave karpatique le terme grec coexiste à côté du terme dérivé du latin ou du morave: ikona et obraz151) architriklinu et starosta svadby152); rusalije et pentikostije = Pentecôte, apostolü et sülü, Neprijaznü » existe dans tous les textes de la Grande Moravie au lieu de diavol15s): archis-tratigü et archivojvoda 154). On rencontre encore d’autres moravismes ; nemosti et nemoc = infirmitas155) nedçgü et neduh, ukrainien nedug = dolor, employé aussi à la place de boleznï156). 144 A. M. S e 1 i S c e v le considère d’origine bulgare et croit qu’il existerait seulement dans les parlers bulgares de la Macédoine, ouvr. cité. p. 18. 145 Molitv, p. 518. 146 Évangile selon Mathieu XII, 23, J. S t a n i s 1 a v, ouvr. cité, p. 224. 147 Chval’me... p. 318. 148 J. Stanislev, ouver. cité, p. 58. us bis j. Stanislav, ouvr. cité, p. 58. Chval’me boha... pp. 18 et 59. 149 MojlHTBeHHKl. flJIS... p. 70. 150 A. M. S e 1 i ë c e v, CmapocJiaenHCKUü 03UK. I, 1951, Moscou, p. 15. 151 JIoÔMaTH HKOHy (Chval'me, p. 401). 152 Ibidem, p. 269. 153 A. V. I s a c e n k o, Jazyk i pôvod. . . p. 51 et suiv. Mais dans le slave karpatique il y a aussi « diavolü ». 154 Chval’me... p. 449. 155 MoAumeenuK-b nnn... p. 35. Chval’me... p. 6. 156 t Neduh » s’emploie aussi avec le sens de « molestia »... postant). . . neduhy othonal’ (V. Jagi croyait que dans le sens du mot « nemosti » il iaut voir un changement tardif. Mais Jagié ignore que les trois termes ont des sens différents dans les textes de Moravie). (Cf. Entstehungsgeschichte, p. 327). Cf. A. V. Isacenk o, ouvr. cité, p. 52, J. Stanislav, ouvr. cité, p. 224. 13 -158 193