i pielgrzyrnstwa polskiego (1839)40. Mickiewicz, tel un géant, étend ses bras sur toute l’Europe. L’an 1848 le dresse à la tête des peuples slaves opprimés41. Il est en rapport avec les révolutionnaires roumains émigrés: N. Bâlcescu, Ion Voinescu, D. Bràtianu, C. A. Rosettii, St. Golescu etc. Ils lisent son œuvre traduite en français et surtout l’ouvrage Ksiçgi narodu i pielgrzyrnstwa polskiego qui existe aussi en traduction roumaine contemporaine 42, et se laissent influencer dans leurs écrits par ses idées et par l’accent particulier de son message. Ainsi, comme on peut le voir, l’action politique de Mickiewicz est imme"se. Sa personnalité entre d’assez bonne heure en contact avec les principaux représentants du peuple roumain. Il faut remarquer pourtant, que dans la lourde atmosphère de luttes politiques, tous se tournent vers Mickiewicz le lutteur politique et vers son œuvre mobilisatrice. G. Asaki ne demeure pas étranger* à cette action qu’il consigne dans sa gazette Albina Romîneascâ. Mais l’écrivain G. Asaki, qui était en mesure de connaître directement des créations de Mickiewicz, autres que celles qui occupaient le centre de l’attention publique du moment, et de subir leur charme, a choisi pour les traduire des ballades d’une valeur littéraire exceptionnelle. C’est par la plume de G. Asaki que le génial Adam Mickiewicz entra pour la première fois dans la littérature roumaine et s’exprima dans cette langue, sans que les lecteurs le soupçonnent. 40 Cf. A. K o z o c s a, Contribution à l’étude des échos hongrois de Mickiewicz, dans «Etudes slaves et roumaines», II, (1949), p. 111 —12S, complétées et corrigées par Jan Reychman dans « Pamiçtnik literacki », XVII, (1956), p. 285 — 286. 41 H. Batowski, Légion Mickiewicza a Slowiaiïszczyzna w r. 1848, Gracovie, 1948, 98 pp. 42 Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque de l’Académie de la Rep. Pop. Roumaine (ms. 147).