fait, les émigrés n’acquittèrent au temps de Koutouzov, aucun impôt, car — dans leurs établissements placés sous le commandement de surveillants spéciaux, qui recevaient leurs directives de Koronelli, le tuteur de ces colons, aucun fonctionnaire du fisc valaque n’avait la permission de pénétrer chez eux. Après le départ de Koutouzov, la situation revient à la normale, les émigrés devant payer certains impôts établis d’accord avec leur député At. Nekovici. A cause de ces impôts et à cause de la demande du Sultan au prince régnant Jean Caradja, de permettre aux réfugiés de retourner au Sud de Danube, un grand nombre d’émigrés s’installèrent dans le sud de la Russie. L’auteur précise, grâce aux documents de ce temps, que pendant la guerre de 1806—1812, 20.000 familles environ passèrent au nord du Danube; un certain nombre d’entre elles resterent en Valachie. Au lendemain de cette guerre, le nombre des Bulgares de Valachie, excepté la ville de Bucarest, s’élevait à 7.800 familles environ, chiffre indiqué par les recensement de 1815.