tels que B. P. Hasdeu, loan Bogdan, Mihai Costàchescu, D. P. Bogdan, Gr. Nandrif, P. P. Panaitescu, etc. ainsi qu’étrangers comme Iuri Yenelin, L. Miletici, E. Kaluzniacki, A. Iatimirski, V. Iaroçenco, H. Brüske, W. Kurasz-kiewicz, S. B. Bernstein, N. S. Antosin etc. Des documents moldaves rédigés en slavon et datant de 1388 à 1517, il extrait et analyse les termes considérés d’origine polonaise, en se fondant sur des critériums de nature historique et linguistique. Les termes sont groupés par catégories grammaticales, et dans le cadre du substantif et d’après le sens: les termes politico-diplomatiques (KdHivuip'h, KpoAiv, rcAA'S taîhtk, ahctk, AUHCTdTK etc.) sociaux et administratifs (k$pka\hctpk, auhctko, mcuimahhh k, iipdK©, pAAUd); commerciaux KaKCAHA, hhtehp iiaotho, rpoui’h, koiia, KpdMh, EpOEdp'K, MTKhl, CKAdA’*') militaires (>KOAA'h> JKOAHHp'K, KOCII,ld , CKpCHd, KpH/KfKIIHK'h) religieux (khckSii, apumeHckSii, kaiiaah, iuikîk, kociiîa) et autres qui sont signalés aussi bien dans des documents externes qu’internes. Il rappelle aussi des termes d’origine polonaise, présents seulement dans des documents internes (eaoto, 3ApOKH(. koht et autres). En analysant les termes, il donne toujours, outre la première attestation, les plus intéressantes attestations ultérieures, qu’il accompagne de considérations étymologiques et sémantiques et parfois au sujet de l’aspect phonétique et morphologique du terme ; dans certains cas, il corrige les traductions erronées des collections de documents consultées (surtout de M. Costachescu). En conclusion, il apporte des précisions au sujet de l’importance du matériel analysé pour l’histoire de la langue roumaine et celle de la langue polonaise. Il caractérise les documents slavo-moldaves comme écrits en un slavon de rédaction russe occidentale imbibé de polonismes, fait surtout valable pour la couche externe des documents, notamment pour ce que l’on appelle les documents « moldo-polonais » (concernant les relations de la Moldavie avec la Pologne). L’examen du matériel sera poursuivi dans le seconde partie du travail, jusqu’à la fin du XVII-e siècle, et sera suivi plus tard d’études consacrées à l’influence polonaise en phonétique, morphologie, dérivation et syntaxe. Enfin l’ensemble d’influences slaves et nonslaves présentes dans la langue slavonne des documents moldaves fournira une image plus claire de l’influence polonaise (image que ne sera toutefois pas encore complète car l’examen n’est pas exhaustif), ce qui permettra d’établir un graphique de l’intensité de l’influence polonaise, par époques et par compartiments de la langue et par comparaison avec d’autres catégories des textes slavo-roumains.