(moins le voyage en Égypte) en langue araméenne i, langue très répandue en Syrie et Mésopotamie entre le XIVe et le Ve siècle a.n.è 2. À part ce texte, on a découvert et publié au préalable des rédactions et des fragments du roman en langues assyrienne, arabe, arménienne, éthiopienne, en slave et en roumain, quelques-unes sensiblement liées par le rapport: type-version, les autres ayant un contenu en général approchant 3. La version en slavon, datant du XIe ou XIIe siècle, s’est conservée en plusieurs rédactions et manuscrits publiés à partir du milien du siècle dernier par A. N. Pypine 4, M. I. Suhomlinov 5, N. Kostomarov 6, F. Buslaev 7, V. Jagic8, E. V. Barsov9, B. Anguelov et M. Guenov 10, M. Resetar 11 etc. Après la découverte d’un manuscrit glagolitique datant de 146812, et d’un autre, cyrilique, de 1520, certains savants tel A. N. Veselovski13, V. Jagic14 ont émis l’hypothèse suivant laquelle l’Histoire d'Ahikar serait entrée 1 Le texte a été publié par l’orientaliste E. SACHAU, Aramäische Papyrus und Ostraka aus Elephantine, Leipzig, 1911 : facsimilés, transcription et traduction allemande; voir encore ED. MEYER, Der Papyrusfund von Elephantine, Leipzig, 1912. 2 Cf. TADEUSZ MILEWSKI, Zarys jçzykoznawslwa ogôlnego, Lublin — Cracovie, 1948, vol. Il, première partie, p. 166. 3 La version syrienne a été publiée par LIDZBARSKI, Die neuaramäischen Handschriften der Königlichen Bibliothek zu Berlin, I, Weimar, 1894 (le texte assyrien d’après le rnss Sachau 339 en parallèle avec le texte arabe) ; une nouvelle rédaction assyrienne d’après le mss. Sachau 336 a été éditée par Fr. Nau, Histoire et sagesse d'Ahikar l'Assyrien, Paris, 1909, p. 134—262, avec de larges considérations dans l’introduction et des commentaires. Les versions arabe, arménienne, éthiopienne ont été éditées, entre autres, dans l’ouvrage initié par F. C. Conybeare, J. Rendel Harris, Agnes Smith Lewis, The Story of Ahikar [rom the Syrian, Arabie, Armenian, Ethiopie, Greek and Slavonie versions, Cambridge, 1898, p. 1—30 et 87—118 (arabe, original et traduction, édition Smith Lewis) p. 125—162 (arménienne, édition Conybeare), p. 85—86 (fragments éthiopiens, édition Rendel Harris). 4 A. N. PYPINE, CKa3aHue o Anupe npeMydpo.n, dans «OTOMecTBeHuue sanncKH», 1855, nr. 2, p. 109—150. 5 M. I. SUHOMLINOV, O nceedonuMax e üpeeneü pyccKoü cjioeecHocmu, dans «HaBecTiiH», IV (1855), p. 151—153. 6 Dans «IIa.MuniHUKu cmapuHHoü pyccKoü Jiumepamypu», Sanktpeterburg, II (1860), sous la rédaction de N. Kostomarov, p. 359—364 et 364—370 (deux variantes). 7 F. BUSLAEV, IIcmopuHecKaH xpecmoMamun i¡epKO»HOCAaeiiHCKoeo u àpeene-pyccKoso H3UK08, Moscovu, 1861, p. 644—656 (avec des ommissions et inachevée). 8 V. JAGIC, Prilozi k historiji kmzevnosti naroda hrvatskoga i srbskoga, dans «Arhiv za povjestnicu jugslavensku », IX (1868), p. 137—148; idem, Der Weise Akyrios, dans «Byzantinische Zeitschrift», I (1892), p. 107—110 (introduction), p. 111—126 (texte en traduction allemande). 9 E. V. BARSOV, Anup npe.Mydpuü. eo enoob ornnpumoM cepôcKOM enuette XVI e., dans «llTenne b iiMnepaTopcKOM oßmecTBe iicropitii h apeBHOCTeii POCCHÜCKHX npn Moc-kobckom yHHBepcHTeTe», 1886, nr. 3 ( Juillet-Sept), p. 1—7, (introduction), p. 1—11, pagination défectueuse. 10 B. ANGUELOV, M. GUENOV, Hcmopun na 6-bJieapcKama jiumepamypa, t. II, Sofia,, 1922, p. 313—320. 11 M. RESETAR, JIuôpo od ,wn03ujex pa3jioza, dyôpoeamtu KupmicKu 3ÔopHUK od z. 1520, Belgrade, 1925, p. 48—55. 12 Cf. N. CARTOJAN, Cärfile populare In literatura romineascä, t. I, Bucarest, 1929, p. 258. 13 A. N. VESELOVSKI, Cko3ku muetmu odnoü hoku, t. II, Sanktpeterburg, 1890, p. XVI—XVIII. 14 V. JAGIC, Der weise Akyrios, p. 107. D’autres considérations sur la version slave chez N. PYPINE, OnepK jiumepamypHOÜ ucmopuü cmapuHHoü noeecmeü u cnaaoK pyccKux, 415