CHAPITRE IV 77 ripent |>ar le mariage ; mai.s 1rs femmes «les (ils y enlreat et 1rs y remplacent avec les mêmes devoirs. En Chine, tout se fait, non pas en préparation el en vue de l’avenir, mais en tradition et en c«>nsé«j nonce du |>asxé. C'i'st ce f|iii e\|ilii]ue le respw-t religieux des Ancêtres et «lu chef de la famille «|ui est la reprtWn-talion dernière et vivante de toute la nier ; il parle non seulement en son nom propre, mais au nom de tous «•eux de la nu'me souche <|ui l'ont précédé et «ju’il symbolise ; et c’est ce qui fait que, sur le sort des enfants, l'aïeul a plus d'influence encore <(ue le (îere. Les familles se réunissent au complet plusieurs fois par an, et par rite obligatoire ; elles s'allient pour leurs intérêts, elles agissent comme tribunal «le justice ; «*t l'un des membres, sauf cas exceptionnel, ne saurait altandonucr le village local et voiulre le lopin de terre familiale <|ui lui «’-chut en héritag«'. Celte importance et ce rtle capital «1e la famille expliquent l'intérêt qu'on attache aux naissances, d'abord pour perpétuer la race, ensuite pour ne pas laisser se perdre l'hommage rvmlu aux Ancêtres porteurs du nom familial. L'enfant mâle seul compte el esl un sujet «le joie ; son éducation et sa saut«! priment tout dans la maison ; et, comme cIm-î tous h» |>eu(iles agriculteurs, le nombre des enfants est une source de riolvsse ; on jugr donc que le père ne met jamais un tenue volontaire à sa progéniture : les familles où l'on voit vingt enfants ne sont pas rares ; relies «le dix enfants rvpréseutmt la moyenne ; tout cela habile dans la maison paternelle «H va il l'école du village, vivant sur la rizière familiale, sans souci du lendemain. La ririèrr se partage plus tard en autant «le parties qu’il y ■ d'enfant* mâle*, une préfé-