ET I.E COMMERCE MARITIME DE L'iTALlE 93 Hongrie demande aux Pouilles ; de l’autre, le développement des relations italo-albanaises. Ses lignes, dirigées sur Zara, Fiume, Trieste, lui rapportent quelques bénéfices. Mais celle d’Albanie, qui ne descend d’ailleurs pas au-dessous de Val-lona, n’est soutenue que par les subventions du gouvernement italien1. Le IJoyd, qui assure depuis plus longtemps, et dans un intérêt surtout politique, !e service des Echelles albanaises jusqu’à Gorfou, se montre presque aux mêmes heures, dans les mêmes ports. Qu’il s’agisse donc du commerce Irans-adria-tique, des communications avec l’Albanie, des lignes du Levant, des Indes, d’Extrême-Orient, ou môme des relations avec la Méditerranée occidentale, le pavillon austro-hongrois apparaît systématiquement partout oii l’italien essaie de se réserver une tête de ligne. Selon qu’ils sont affectés au transport des passagers ou qu’ils ne recherchent que du frôt, les bateaux austro-hongrois passent d’une côte à l’autre, et, desservant 1. La subvention, autrefois de 160.000 lires, pour un voyage bimensuel, a été augmentée, par décret du 4 février 1901, et s’applique aujourd’hui à un voyage hebdomadaire.