LA QUESTION ALBANAISE 141 mois. On citait môme, à ce propos, le trait d’un diplomate italien à un haut personnage allemand: « Vous voulez donc réduire notre péninsule à l’état de parapluie, qui ne peut plus s’ouvrirnulle part... » Le fait est qu’à ce moment, pour la première fois depuis l'affaire Oberdank, un accès de mauvaise humeur éclata dans toute la presse italienne. La Stampa du 8 mai publia, sous la signature : Un diplomate, un article fort remarquable : Le carrefour de la France et de l’Italie, dont l’auteur prêchait à ses compatriotes et ànous-mêmes l'orientation vers l’Angleterre et la défiance des menées de l’Allemagne. Le Messagero ne parla de rien moins que « d’alliance latine». La Tribuna— et c’était pourtant l’ancienne Tribuna qui ne mettait guère sa réelle dextérité et son mordant qu’au service des intérêts de la Triple Alliance — prit à son compte, d’après des « confidences » qui lui venaient de Berlin, l’affirmation que l’empereur François-Joseph allait demander à son hôte souve- l.Cet important organe a changé de propriétaires, au mois d’octobre. Son esprit actuel est plus réservé.