34 LES PAYS BALKANIQ¥ES. A l’ouest de la brèche de l’Oltù, les eaux du Jiùl (Sil) traversent les montagnes par une coupure semblable. Les points culminants de cette partie de la chaîne sont la Omù (2650 m.) entre les routes de Tômos et de Tôrs-burg, le Negoiù (2,554 m.) à l’est de la passe de la Tour-Rouge, le Parangù (2,587 m.) à l’est du passage de Vul-cain, le Retiezat (2,506 m.) à l’ouest. A l’extrémité occidentale des Alpes de Transylvanie le croisement du soulèvement qui barre le Danube aux Portes de Fer, forme un massif qu’aucune route ne traverse. Le point culminant en est le Klos Anilo (1500 m.) Les principaux cours d’eau qui descendent de la Transylvanie vers le sud, sont : Le Sil (Schyl ou Jiul) qui n’est longé par aucune route, mais, à peu de distance à l’ouest, est l’important passage du col de Vulcain. L’Aluta (Alt ou Oltù). Sur un des torrents tributaires de sa rive gauche est la forteresse de Brasso (Kronstadt) qui commande les deux routes de Tôrsburg et de TômOs. Sur un affluent de droite, Nagy-Szeben (Hermannstadt ou Sibiù), est à l’entrée de la route de la Tour Rouge, tracée dans la brèche même de l’Aluta. Le plateau de Transylvanie est formé de petits bassins lacustres isolés les uns des autres, de sorte que des peuples de race diverse ont pu y rester juxtaposés sans se mêler, On y rencontre des Magyars, des Germains, des Yalaques, des Szeklers. Ceux-ci qui prétendent tous à une noble origine, habitent la haute vallée de l’Aluta et les versants voisins des Karpates. Leur centre est Gzik Szereda. Leur nom veut dire « gens de frontière ». Ils ont, en effet, la mission de défendre cette frontière, en servant de point d’appui à l’influence hongroise, au milieu des populations allemandes et roumaines qui lui sont hostiles.