Là CRISE : LE PANGERMANISME ACTIF 211 et maintenant il est temps de'revenir à la politique active et à la vie parlementaire. Le ministère Wittek que nous avions vu, le 21 décembre 1899, succéder au cabinet Glary, ne taisait que passer au pouvoir, et après vingt-neuf jours d’existence, démissionnait à son tour le 19 janvier 1900. Le lendemain (20 janvier 1900), M. de lvœrber formait un nouveau ministère, qui est encore au pouvoir aujourd’hui. Le simple fait, si extraordinaire depuis la démission du comte ïaatfe, de voir un ministère exister encore quatre ans après sa constitution, montre bien à lui tout seul que l’homme à qui après tant d’autres l’empereur avait recours pour gouverner le chaos de ses peuples, était un homme d’une incontestable valeur et d’une réelle habileté. M. de Kœrber était le partisan résolu d’une politique de conciliation ; il l’était, d’abord parce qu’une telle politique était celle qui répondait le mieux à ses idées personnelles, à sa conception du gouvernement, et il l’était surtout parce que, voyant la marche des affaires totalement interrompue par la bataille acharnée, sans merci, que se livraient Allemands et Tchèques, il se rendait fort bien compte qu’il n’y avait plus qu’une chose à tenter avant de recourir aux moyens extrêmes, désespérés, qu’il réprouvait : un essai de conciliation loyale. Pour cette double raison, le nouveau président du conseil convoqua aussitôt des conférences de conciliation qui furent, chose extraordinaire, assez bien accueil-